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    <title>Déambulation d’idées  qui pourraient chémar !</title>
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    <description>Philippe Le Berre en quelques mots...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce blog est un bloc-notes d’idées qui pourraient chémar, une récréation avec  (j’espère) un peu de fond. Bonne lecture !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;feedbacks@capeutchemar.fr </description>
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      <title>Aboyeurs de nouvelles et fossoyeurs de vérité, mais que reste-t-il donc du Journalisme ?</title>
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      <pubDate>Wed, 12 Oct 2011 21:56:49 +0200</pubDate>
      <description>Il est 7h00, la bave de France-Info coule déjà du radio-réveil, LCI éructe, BFM psalmodie pour les marchés. Le crachat à répétition des nouvelles du jour irradie le cerveau de la population. Vite, il faut donner sa dose à la plèbe, surtout empêcher le début d’une intelligence matinale. Aucune information ne doit filtrer entre les aboiements mécaniques des nouvelles, il est essentiel de priver tout être du début d’une question existentielle, d’une pensée sur l’humanité, sur ce monde qui est le sien. Le dictat doit être maintenu coûte que coûte.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La presse écrase le peuple sous le poids des intérêts qui la tiennent. Elle maintien la pression pour qu’aucune forme de pensée ne puisse se former. La vérité est ailleurs, la presse comprime, plie, découpe, déforme, moule. Hier mécanique, aujourd’hui multimédia. Augmenter le flot des aboiements, utiliser chaque nouvelle opportunité technologique pour augmenter le bruit et couvrir les voix de la raison et de l’intelligence. Ainsi va le monde des aboyeurs de nouvelles. Ils doivent enterrer la vérité. Ils sont payés pour cela et en retirent leur appartenance au premier cercle, celui de ceux qui savent et décident des nouvelles dont le peuple sera abreuvé et nourrit. Ils sont les cerbères, la meute qui protège les vampires qui sucent le sang des nations.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Aboyeurs de nouvelles est un métier qui nécessite peu de qualification professionnelle, voire de préférence aucune, par contre la gueule et le physique de l’emploi sont de rigueur. Une propension à la Une dans les journaux people et ainsi attiser l’excitation de la foule encore moins sur les nouvelles en elle-même que sur celles sur l’aboyeur. Quelle coiffure ? Quelle nouvelle ride ? Quelle costume ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le fameux “du pain et des jeux” de Juvénal remis à la mode des empereurs du moment. Il n’y a plus qu’une immense scène de théâtre ou défile bouffon politique, aboyeur de nouvelles et miss météo avec quelques interludes de réclame et pitoyable micro journal pour jeter une poudre de perlimpinpin et faire croire au rêve d’un Journalisme, et d’une information. Et surtout des jeux, encore des jeux et toujours des jeux, remplir le cirque, que le peuple se saoule, se crétinise pendant que d’autres pillent la nation sans vergogne .&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Aucun groupe industriel ne devrait pouvoir posséder un média. C’est une règle de base ailleurs pour assurer l’indépendance de la presse, et quand bien même le renard, le fameux Fox, en veux toujours et encore au fromage. Ici l’inverse est la norme… La presse ressemble à celle de la Royale qui bâtait les campagnes pour enrôler de force. Dans cet hexagone sans forme, les exceptions sont rares : le Canard Enchainé, Media Part et quelques autres, qui de temps en temps, ont un sursaut, un hoquet de journaliste. La Constitution doit garantir une presse libre. Ni Etat, ni groupe industriel, juste de l’information un tant soit peu indépendante pour que le peuple redevienne citoyen et que l’aristocratie dirigeante est au moins la décence, certes sous la contrainte, d’un service minimum d’honnêteté.</description>
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      <title>De Richelieu à Talleyrand, une fenêtre sur la réalité au-delà des appareils politiques et religieux.</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2011/1/20_De_Richelieu_a_Talleyrand,_une_fenetre_sur_la_realite_au-dela_des_appareils_politiques_et_religieux..html</link>
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      <pubDate>Thu, 20 Jan 2011 22:36:43 +0100</pubDate>
      <description>Le réel est «tragique», il n’est que ce que les hommes en font et comme ceux-ci finissent par mourir alors ils ne peuvent bien vivre qu’en ayant fait la paix avec la mort. Les manipulateurs de la plèbe et des masses l’ont bien compris eux qui rapidement instaurèrent des dieux et des religions pour régner sur la métaphysique et le spirituel. Maîtriser l’indicible peur de la mort des hommes en anesthésiant leur intelligence et raison vaut toutes les armes. Les grandes religions ne sont que les prémices de la mondialisation et de la concentration des pouvoirs dans des hydres internationales dont les motifs et enjeux se jouent des individus tout en prétextant le contraire. Comme il est souvent dit en marketing «Il est plus facile de convaincre que mon dieu est meilleur que le tient que de l’existence de dieu». La manipulation du point de référence, du présupposé, tout en appuyant sur la passion et les peurs annihile la raison du faible. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;De fait, il n’est pas surprenant que deux Français ayant été contraint de choisir les ordres s’illustrent dans notre histoire par une connaissance au-delà du commun de la nature humaine, de la manipulation et de l’intrigue politique. Les deux sublimeront les politiques de leur époque et qui pourtant n’étaient pas de simple baudet du Poitou ou nain frénétique. Voici donc Monsieur Armand Jean du Plessis de Richelieu dit Cardinal Richelieu et Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord dit Talleyrand. Les parallèles entre leurs histoires sont parfois intrigants. Les deux qui, à défaut d’une carrière militaire iront contraint sous les ordres, seront évêques avant l’âge - n’en déplaise à sieur Jean S. qui à l’époque aurait pu devenir évêque avant ses 23 ans. Ces deux hommes ont contribué à définir des fondamentaux de l’identité étatique de la France. Et en ces temps de chienlit populiste qui rappellent aux badauds qu’il est grand temps de dépoussiérer leur carte d’électeur, l’heure approche, il n’est pas inutile de revisiter l’érudition humaine de ces deux grands hommes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Du Cardinal Richelieu, je retiendrais deux grands principes. D’une part que «La trahison n’est qu’une question de temps.» et d’autre part qu’«Avec deux lignes d’écriture d’un homme, on peut faire le procès du plus innocent.». C’est deux préceptes illustrent la relativité du jugement dans le temps, et la facilité avec laquelle toutes phrases sorties de leur contexte peuvent être utilisées à toutes fins utiles. La finesse politique est d’user de ces quelques lignes pour démontrer la trahison et selon l’époque empoisonner, faire embastiller, guillotiner ou assassiner médiatiquement. L’exécution est toujours contemporaine. À défaut de gibet, la place médiatique excelle.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais Richelieu n’est pas qu’un homme emprunt de la réalité politique et des hommes, il aime la vie et ses plaisirs. Il le peut d’autant plus qu’il sait précisément à quoi s’en tenir sur l’église apostolique catholique romaine. Une jolie phrase illustre l’autre vie de cet homme : «La mort n'a qu'un instant, et la vie en a mille.». Que voici donc Monsieur le Cardinal, mais ou sont donc les promesses de paradis, d’ascète et des douceurs stoïques de cette église qui vous a nommé ? Mais il est vrai comme votre excellence le rappel que «Si Dieu défendait de boire, aurait-il fait ce vin si bon ?». Certes il écrasa &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Si%C3%A8ge_de_La_Rochelle_(1627-1628)&quot;&gt;les gueux de mer&lt;/a&gt; à La Rochelle mais n’en posa pas moins les édifices pour l’illustre Caraccioli, son disciple &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Libertalia&quot;&gt;Misson&lt;/a&gt;, et cette révolte décrite ou si justement &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Long-John-Silver-Bj%C3%B6rn-Larsson/dp/2246544815&quot;&gt;imaginé par Defoe&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une dernière touche pour appréhender, les mots et leur importance, et dans des jeux politiques si complexes chaque mot pèse, aussi le conseil est-il sage : «Il faut écouter beaucoup et parler peu pour bien agir au gouvernement d’un Etat.». Je ne sais ce que peuvent en penser les petits politiques du moment qui s’adorent et qui trépident en des mouvements browniens pendant que l’abysse du surendettement et de la banqueroute s’approche lui avec la régularité et précision d’un mouvement de montre suisse. Inutile de grimper en haut d’un minaret ou d’un clocher pour voir l’heure arriver. Sûrement pas grand-chose, l’immobilisme est ce qui caractérise le mouvement nombriliste de ceux qui s’écoutent sans entendre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Talleyrand est un personnage sans doute plus fascinant encore par les périodes qu’il traverse, son goût de la Diplomatie et des Femmes. Un cynique diront beaucoup, un vrai diplomate dira les réalistes car il n’a aucune illusion sur l’apreté de l’humanité mais cependant la force de l’espoir pour la comprendre et la façonner. Il y a cette vision froide et lucide de la politique que trois citations implacables résument : «La politique ce n'est qu'une certaine façon d'agiter le peuple avant de s'en servir.», «On connaît, dans les grandes cours, un autre moyen de se grandir : c'est de se courber.», «Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite.». Tout est dit. Les mythes déconstruits, et ne reste plus que le socle sur lequel l’on peut construire : la démocratie et la diplomatie à savoir  l’utilisation par le peuple des politiques et des politiques par les diplomates. Je t’élis si tu me promets. Si tu signes je t’offre l’éclat de la paix. Et la force du Diplomate dans deux axiomes : «Si cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant.» Et «”oui” et &amp;quot;non&amp;quot; sont les mots les plus courts et les plus faciles à prononcer, et ceux qui demandent le plus d'examen.». L’apposition des deux n’est pas contradictoire, mais définit bien le socle fondamental entre affirmation simpliste qui dans les faits est impossible, rarissime et dangereuse, et cependant le besoin de formaliser ce qui est l’évidence même car sans cela aucun accord ne peut-être complet.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Talleyrand fait de Machievel un intellectuel bienveillant, son recul et rigueur intellectuelle en font la référence en temps de tourmente. Lui qui assène ce fameux «Il y a une chose plus terrible que la calomnie, c'est la vérité.» pour consacrer le mensonge comme forme première de l’expression politique et diplomatique. Dans l’ellipse l’on peut négocier, dans la vérité il n’y a que la justice et l’intransigeance des faits, la difficulté du oui/non. Le tout est de maintenir la zone de négociation, sinon l’homme acculé n’a plus que la rage, rien à perdre et là le pire est à craindre. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Non vestimentum virum ornat, sed vir vestimentum &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;</description>
    </item>
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      <title>Blanc bonnet et bonnet blanc font une élection, blanc tombe dans l’urne qui est élu ?</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2010/3/15_Blanc_bonnet_et_bonnet_blanc_font_une_election,_blanc_tombe_dans_lurne_qui_est_elu.html</link>
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      <pubDate>Mon, 15 Mar 2010 23:46:52 +0100</pubDate>
      <description>&lt;br/&gt;Bonjour mon bulletin, hello mon urne et mon vote on s’en ballotte.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le taux d’abstention est vainqueur par k.o dès le premier round, &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=oq2eqorlTuY&quot;&gt;méthode Tyson&lt;/a&gt;, et quasiment personne - &lt;a href=&quot;http://www.lemonde.fr/elections-regionales/article/2010/03/15/j-irai-voter-lorsque-les-elus-feront-leur-devoir_1319724_1293905.html&quot;&gt;sauf le peuple&lt;/a&gt; - n’en parle. Personne n’ose énoncer à voix haute la question que les citoyens viennent de poser. Les citoyens font peur, cela sent le retour des sans-bulletin. Ah ça ira, ça ira ! Dites-moi Messieurs les professionnels de la politique, comment se peut-il qu’une élection, fut-elle un premier tour, soit valide lorsque moins de la moitié des citoyens c'est exprimé ? Le silence des urnes est imposant, plus dur dans sa signification que le mince filet de bulletins qui s’en échappe. Les singes ont rapidement éructé sur les ondes pour combler ce vide et éviter de ressentir la froideur de cette claque annonciatrice d’un divorce déjà consommé entre citoyens et politiques - mais qui aura donc la garde de l’enfant République ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le choix du refus n’est pas donné au peuple et l’abstention on s’en moque, c’est là le credo. Refuser le choix car le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vote_blanc&quot;&gt;bulletin blanc&lt;/a&gt; c’est le vote que, non, entre le blanc bonnet de droite et le bonnet blanc de gauche aucun ne vaut un vote. Le bulletin blanc est la marque noire du politique, le signe de la mort, car un suffrage blanc exprimé et retenu peut entraîner l’effondrement du dictat des partis et des professionnels indéboulonnables de la politique. Une intrusion citoyenne honteuse et démocratique contre l’aristocratie gouvernante.&lt;br/&gt;N’est-ce-pas de l’expression de la majorité du peuple que naît la Démocratie ? La tyrannie des minorités, quelle qu’elle soit, finie toujours mal. Pourquoi donc une élection ou une majorité du peuple ne s’exprime pas est-elle valide ? Quelle étrange méthode. Mes seigneurs, le peuple ne veux pas voter. Diantre ! Mais il faut qu’ils choisissent. Qui ces manants veulent-ils pour Maître, le Baron de Castel de Gauche ou le Baron de Castel de Droite ? C’est un comble, ce peuple qui ne s’intéresse pas aux problèmes des riches et des puissants.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pourquoi n’applique-t-on les règles - votées par des assemblées de politiques élus - qui prévalent aux seins des Entreprises ? Ainsi le quorum aux assemblées générales est un point fondamental du droit des sociétés. Pas de quorum équivaut à une assemblée pour rien et il faut en reconvoquer une nouvelle. Là deuxième fois certes la majorité des présents l’emporte, mais c’est une démarche claire et dans le respect des porteurs de droit de vote. Il y a des mécanismes pour réfuter la direction, démissionner la présidence, etc. Mais dites-moi, le monde de l’entreprise serait-il plus démocratique que la sainte République ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;À force de ne pas vouloir écouter, à force de rester dans leur galaxie microcosmique parisienne qui s’éloigne de l’univers du peuple, il ne reste plus que le populisme pour quelques aigrefins, malicieux et arrivistes. Comédie jouée d’avance par les acteurs et les souffleurs de journaux. Honte à celui qui a osé, honte des autres de ne pas avoir su bien habiller leur populisme, le peuple n’a pas mordu. Mais, bon, eh les gars, pas d’inquiétude, entre-nous on va se débrouiller. Il suffit d’un seul et unique vote pour que l’un gagne le premier prix et l’autre le lot de consolation. D’ailleurs celui qui est élu il en bave, il doit bosser, alors que l’autre il glandouille en assemblée buissonnière tout en touchant ses émoluments. Finalement, on gagne toujours quelque chose même en perdant. Merci donc au peuple d’être passé, mais c’est agaçant que l’on est besoin de lui pour les élections et il faut donc réfléchir à comment il est possible de ne plus le déranger mais simplement lui imposer. Vaquez à vos occupations, vous là, la plèbe citoyenne, les ménestrels vont vous divertir avec les chants de nos histoires et turpitudes, et pendant ce temps on va faire notre petite tambouille entre nous.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La démocratie et la république méritent deux principes. Le &lt;a href=&quot;http://www.mesopinions.com/Pour-la-prise-en-compte-des-votes-blancs-petition-petitions-91f0710df5b7aea5bf3b5f46ae220994.html&quot;&gt;droit au bulletin blanc&lt;/a&gt; comme suffrage exprimé, coup de sifflet du renvoi de l’aristocratie gouvernante dans ses terres, notamment pour prévenir la révolte citoyenne qui sans cette soupape - et signal d’alerte compréhensible par un élu car celui-ci ne comprend que la perte de ses mandats - finira par verser dans la révolte. L’obligation de la majorité, du quorum. Tant pis s’il faut que les candidats réalisent que le peuple ne veut aucun d’eux, car c’est bien là le droit le plus élémentaire du peuple, à savoir choisir ses élus. Aucune élection ne doit être valide si la majorité ne s’est pas exprimée et la convocation exceptionnelle d’un nouveau tour à la simple majorité ne doit pas être possible pour les élections majeures. Si le peuple ne se trouve dans aucun candidat alors il faut recommencer quitte à changer tous les candidats, c’est essentiel car c’est l’identité et la volonté du peuple qui fait et défait une république démocratique.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Finalement ne serait-ce pas là un coup tactique fabuleux que pourraient jouer la Présidence actuelle et son parti. Clamer la non-représentativité, demander un nouveau premier tour ! Proposer d’introduire le bulletin blanc, pour tester, et voir ainsi ce que cela donne. Qui aurait à dire contre cela ? Ceux qui ne représentent que 30 % de 45 % des citoyens ? Impliquer le peuple, répondre à son seul et unique vote, celui de l’abstention, voilà la réponse qui est attendue. Certes, pour celà il faudrait un véritable courage politique, ce n’est pas gagné mais ça peut chémar !&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>L’entreprise doit choisir : la bourse ou la vie ? La fin de sa vie d’entreprise, son futur cadavre vendu aux « Marchés » ou être capitaliste et vivre ?</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2010/3/2_Lentreprise_doit_choisir__la_bourse_ou_la_vie_La_fin_de_sa_vie_dentreprise,_son_futur_cadavre_vendu_aux_Marches_ou_etre_capitaliste_et_vivre.html</link>
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      <pubDate>Tue, 2 Mar 2010 08:51:03 +0100</pubDate>
      <description>&lt;br/&gt;Ave ! Ma cote se détricote, mon euro fait défaut et mon courroux sans fout ! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Lorsque des hommes créent une entreprise alors ils goûtent, avec défiance, au fruit de la libre entreprise. Liberté des hommes. Liberté d’entreprendre. Liberté de vivre. Mais à peine cette entreprise naît-elle que déjà les chacals liberticides rodent, et ils sont nombreux à vouloir sucer le sang rouge de la liberté et se repaître de cette chair tendre et douce.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si une entreprise arrive à l’âge adulte ses fondateurs et dirigeants devront faire face aux sirènes des marchés. Elles chanteront « Viens à nous ! Ulysse ! Le savoir est notre trésor et nous le partagerons ». Ah que n’iriez-vous vous les écouter et succomber à leurs chants machiavéliques, abandonnant ainsi votre entreprise sur ces côtes funestes en un ultime sacrifice ! Mais non, résistez, au contraire restez Capitaliste car les « Marchés » ne sont plus qu’un cimetière ou rodent les zombies de l’économie, des traders sans vie ni âme. La fin, l’objectif, de la vie capitaliste d’une entreprise n’est pas son introduction sur les « Marchés », ou si, justement, c’est bien sa fin, son cimetière, celui ou les « Marchés » vont épancher leur soif et assouvir leur faim de liquidités fraîches et de spéculation vampirisant ainsi l’entreprise. Suivez Circée et fuyez, vite !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La finalité de l’évolution capitaliste d’une entreprise n’est donc pas l’introduction, de tout ou partie, de son capital sur les « Marchés ». C’est une évidence, un fondamental qu’il faut rappeler. Les « Marchés » ne sont pas la phase ultime du capitalisme, c’était un outil qui, &lt;a href=&quot;http://www.monde-diplomatique.fr/2010/02/LORDON/18789&quot;&gt;dévoyé au fil du temps&lt;/a&gt;, est devenu une impasse dépravée et un frein au développement d’une économie libre. Les « Marchés » sont devenus la sphère des médiocres, ceux qui, incapables d’être des acteurs ou agents économiques ou quoique ce soit d’autres d’utiles ou d’intelligents, ont, dans la moiteur de leur turpitude, décidé de régenter par la peur, la terreur et l’argent. C’est là la pire espèce du monde économique, les &lt;a href=&quot;http://www.orcsoftware.com/&quot;&gt;Orcs&lt;/a&gt; du Seigneur des Marchés, puants et sanguinaires qui hululent dans les Basses Fosses des Marchés.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les tenants et les aboutissants d’une mise sur les « Marchés » du capital d’une entreprise sont à réinventer. Ce n’est pas une refondation du Capitalisme qu’il faut mais une &lt;a href=&quot;http://www.nybooks.com/articles/22490&quot;&gt;réinvention&lt;/a&gt; des « Marchés » et de leur rôle au sein du Capitalisme et de l’Économie. Les arguments des bonimenteurs à la solde des « Marchés » ne sont qu’une série de propos financiers de bas étages pour attirer l’entreprise dans la nasse. Une fois prise dans les filets, ils en retirent de gras bénéfices et se repaissent, pendant de longues années, de la bête ainsi immobilisée et figée. Les « Marchés » sont le frigo des ennemis du capitalisme. On y stocke la nourriture. On la laisse faisander. On s’en sert d’appât pour attirer d’autres cruches et les nombreux affidés se pressent pour entourlouper des dirigeants afin de participer eux aussi aux festins.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dire qu’une entreprise à besoin des « Marchés » pour lever des capitaux, des fonds, est une propagande sans aucun mérite si ce n’est celui de ridiculiser celui qui tient de tel propos. En effet, une entreprise peut lever des capitaux, avec plus de force et de puissance, auprès de partenaires industriels et financiers. Les « Marchés » enragent de ces capitaux « hors marchés » qui représentent la grande économie du monde libre. C’est le vrai domaine de l’économie des entreprises, appelée parfois ou pour partie « &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Private_equity&quot;&gt;Private Equity&lt;/a&gt; », moins visible, plus discret mais d’une puissance sans comparaison aux « Marchés ». L’argument qui resterait - je passe sur l’idiotie totale de l’argument de notoriété - est celui de la liquidité, la facilité de céder, négocier, si besoin. Mais dites-moi il eu existé un marché 'hors-cote’, et des opérations de Private Equity, cession de parts, vente/rachat de fonds de commerce, etc., se font en permanence. Certes ce type d’opération est moins facile qu’un ordre de vente sur Internet par un trader de &lt;a href=&quot;http://www.lepost.fr/article/2008/10/11/1285865_la-dure-vie-d-un-trader.html&quot;&gt;boursorama-sur-troudumonde émigré à la Défense&lt;/a&gt;, car il requiert une véritable maîtrise de la gestion d’entreprise, du business, de l’économie, bref du capitalisme, mais justement alors cet acte en est un vrai, réfléchi, intelligent et qui de fait prends une tout autre puissance.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Que ne parle-t-on des résultats des entreprises non cotées ? Pourquoi nous abreuver et ainsi manipuler le climat économique sur la seule base des quelques entreprises cotées sur les « Marchés » ? Imaginez que l’on nous parle à longueur d’antenne de la santé des Français uniquement sur la base des communiqués de santé des 40 Français le plus riches. L’indice de la température anale des 40 plus grandes fortunes de France à longueur d’antenne ! L’anale 40 qui monte et qui descend, la France ce sent fiévreuse et afflux dans les cabinets - mais que font les labos pharmas c’est mieux que la grippe A comme concept, non ? Une entreprise à donc plus d’avenir et de possibilité en restant dans la sphère 'privée’, qu’en allant se perdre corps et âme dans une introduction sur les « Marchés ». Le grand monde du « Private Equity » est la vie, le sang, l’innovation, l’esprit et la lettre, le lieu ou l’on trouve encore les hommes de l’art de l’entreprise. Il faut donc réinventer « Les Marchés » car ils sont le cul-de-sac du Capitalisme, une impasse : stratégique, économique et managériale.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je cause, j‘éructe, je psalmodie - et pas que les marchés - mais cela donne soif ! Hop, un verre de Zinfandel, red label, des &lt;a href=&quot;http://www.franciscoppolawinery.com/&quot;&gt;domaines&lt;/a&gt; de ce très grand Monsieur qu’est &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Francis_Ford_Coppola&quot;&gt;Francis Ford Coppola&lt;/a&gt; qui, outsider, a su rebondir des &lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/1983/09/30/arts/coppola-studio-sale-is-reported-near.html&quot;&gt;feux&lt;/a&gt; de l’apocalypse pour devenir un parrain du vinicole club. Avez-vous vu &lt;a href=&quot;http://www.imdb.com/title/tt0964185/&quot;&gt;Tetro&lt;/a&gt; ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je disais donc : Cul-de-sac Stratégique car une entreprise cotée abandonne ses options et facultés à l’innovation, au risque, au renouvellement et au pari. Elle devient une entreprise moyenne, transparente, insipide et dirigée à court terme par des mouvements instantanés d’humeur et de mode. Les marges de manœuvre réelles ont disparu. Une entreprise moyenne qui conviendra dès lors très bien à des équipes de management moyennes et sans substance que les écoles en management du quartier fourniront par wagons entiers. L’on n’a pas assez décrié la tyrannie des rapports trimestriels, des « investissors conference » et de tout l’apanage de cette soit disant transparence qui ne fait que laisser la stratégie de l’entreprise, en panne de toute vision, voguer au gré des turpitudes des traders et de ragots pseudo-journalistiques. L’entreprise ne peut plus prétendre à stratégie plus ambitieuse que le plus petit dénominateur commun de l’intelligence des opérateurs des « Marchés » et des journalistes, à savoir un vide abyssal avec une notice d’explication niveau « babar va vendre des bananes ». Donc, une prévision annuelle convenante, point sans surprise tous les 3 mois, surtout que le cours ne change pas mais monte car c’est ainsi que les maîtres du jeu se nourrissent. À la moindre pointe d’originalité, d’indépendance, vite, vite on répudie les dirigeants rebelles, on fusionne, on phagocyte. La partie est en cours, silence, laisser les jouer, l’entreprise est le ballon.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Impasse Économique car tout passe désormais par les « Marchés ». L’entreprise est engluée dans la toile des « Marchés », elle ne peut plus tisser de partenariat en ouvrant son capital, elle ne peut plus trouver de financement simple et efficace, tout se base sur des fondamentaux bilanciels normés et restrictifs. Il n’y a plus que des petits et des gros et plus d’intelligent ou de brillant. Les principaux leviers économiques ont été cédés - sûrement volontairement et avec complaisance - par le management à un concept flou et abstrait : les « Marchés ». Tout acte économique devra obéir à la seule règle de plus de profits pour les « Marchés ». Et surtout rien qui ne puisse déplaire ou ne pas être compris par des mollusques prépubéres qui sirotent du coca derrière une barrière d’écrans aussi plats que leur encéphalogramme. Le reste, comme les hommes et les femmes dont les compétences étaient les clés du succès de l’entreprise, est anecdotique. Les comptes d’exploitation, la stratégie industrielle, la recherche, ne servent à rien car les « Marchés » ne savent pas les lire, ni les comprendre car pour cela il faudrait une véritable connaissance et compréhension de l’économie et des entreprises. Si les entreprises étaient des équipes de foot on pourrait avoir espoir que les « Marchés » essayent de comprendre l’aspect humain mais non, une entreprise est pour eux un objet économique, personne morale vide de tout humain, de tout savoir, plante verte économique, alors que le PSG franchement c’est tout autre chose !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Deuil managérial car la décision même de l’introduction du capital de l’entreprise sur les « Marchés » n’est ni plus ni moins qu’un acte d’abandon et de fuite de la part du management. Le management sortant, les banques d’affaires, les opérateurs des « Marchés », tout ce beau monde vas en profiter pour se gaver. Que l’on ne s’y trompe pas des fondateurs qui introduisent leur entreprise sur les « Marchés » sont soit d’habiles pirates de l’économie, soit des fuyards à la vénalité suintante ou des qui aurait mieux fait de ne rien faire plutôt qu’une pareille bourde. Les leviers stratégiques et économiques abandonnés, la seule mantra du nouveau management sera d’extraire du profit et toujours encore plus, mais incapable désormais de faire croître le chiffre d’affaires par des innovations et un vrai travail il ne leur reste plus que la pression, les licenciements et toutes autres basses manœuvres qui amèneront l’entreprise au seuil de la mort, ultime étape pour recyclage avant OPA ou fusion stratégique. Les « Marchés » sont bio, ils recyclent. Le management peut être aussi mauvais qu’il le veut, désormais déjà riche par la simple signature du contrat de travail, il est heureux d’être totalement déresponsabiliser car, quoi qu’il arrive, ce sera à cause des « Marchés ». Et voilà, comme dans la fonction publique, responsable mais pas coupable, ne vous étonnez plus de voir tant d’énarixtocrate à la tête des entreprises nationales cotées car ce sont les seules qu’ils arrivent à diriger puisqu’une fois en faillite ce n’est pas de leur faute ! De Bull à Arcelor, de l’informatique à l’industrie les grands succès de l’économie de marché à la française sont savoureux.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si les « Marchés » actuels ont un brun d’utilité c’est de fournir un océan aux Pirates de l’économie, aux hommes libres, qui de start-up en PME pillent les magots de ces galions sans âme qui voguent au grès des « Marchés ». Une entreprise côté ne peut se lancer dans un nouveau marché qui ne représenterait pas déjà des centaines de millions ou des milliards de chiffre d’affaires, soit en fait un marché déjà mature, les « Marchés » ne l’accepterait pas. Elle ira donc vainement amadouer un équipage de start-up qui repartira saoul et chantant du joli tour joué à ces benêts qui bientôt, incapable d’innovation, jouet déjà cassé, devront de nouveau bourse délier. Le fin du fin de la piraterie économique est l’« IPO », une introduction sur les « Marchés » pour aller piller quelques coffres en échange du vaisseau et de sa cargaison de verroteries. Mieux que le sac de Valparaiso par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Francis_Drake&quot;&gt;Drake&lt;/a&gt;. L’excitation passée, gueule de bois, les badauds boursicoteurs se rendront compte qu’ils se sont fait rouler dans l’index et qu’il n’y a plus d’équipage, juste un truc qui flotte sur la côte, sans autre valeur et qu’il faut désormais fourguer à plus naïf, par exemple en titrisant les planches de bois vermoulues.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’introduction sur les « Marchés » de société comme EDF, La Poste, etc., est une hérésie, sauf bien sûr pour ceux qui l’ont décidé. Que des entités qui s’occupent d’une partie du bien et des services communs soient constituées et gérées selon le modèle économique classique est indispensable. L’irresponsabilité économique totale de nombre de politiques et de syndicalistes ne fait qu’entraîner la destruction du bien commun - s’il en fallait encore une preuve la crise de la zone euro du principalement au non-respect par les politiques du &lt;a href=&quot;http://www.fonjallaz.net/UE/Farce%20du%20pacte%20de%20stabilite/index.html&quot;&gt;pacte de stabilité&lt;/a&gt;, qu’ils avaient eux-mêmes vidé de sa substance au préalable tout en&lt;a href=&quot;http://www.nytimes.com/1999/04/21/news/21iht-emu.2.t.html?pagewanted=1&quot;&gt; refusant de finir la construction de l’euro&lt;/a&gt;, bravo messieurs. L’application des règles économique de bases permet au moins d’espérer la sauvegarde du minimum de gestion saine de ces entreprises et d’offrir un vrai service et non une gabegie à seule fin électoraliste ou syndicaliste. La mise sur les « Marchés » entraîne, elle, l’abandon de la notion de bien commun, et permet une nouvelle fois à certains brigands de palais de se servir tout en nourrissant leurs amis. La vente du bien commun pour tenter de masquer l’incurie des élus à gérer l’argent du peuple et de la nation devrait être un délit de détournement du bien public. Les besoins du peuple et de la nation sont eux anecdotique, nous l’avons bien compris.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Que faire donc ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Quitter les « Marchés » et revenir à la bourse à la criée comme principale méthode de négoce et très strictement limiter et encadrer (horaires, volumes, opérateurs) le trading électronique. Le débat à fait rage dans la fin des années 90 entre le &lt;a href=&quot;http://pastel.paristech.org/737/01/Muniesa.pdf&quot;&gt;trading électronique et la criée&lt;/a&gt; - open outcry -, il faut le rouvrir et que les citoyens soient impliqués. Le &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Chicago_Mercantile_Exchange&quot;&gt;CME&lt;/a&gt; à Chicago, aux Etats-Unis, plus grand marché de matières premières au monde fonctionne toujours pour une partie à la criée et résiste avec intelligence à la sirène du tout électronique. La Criée ce sont des hommes qui agissent, se regardent, comprennent et peuvent mesurer ce qui se passe, ce sont des surveillants de marchés, c’est une chaîne de négoce humainement contrôlée et intelligente. C’est un marché qui a une âme et une raison. Ce sont &lt;a href=&quot;http://www.lexpansion.com/economie/le-matif-jette-l-eponge-pour-de-bon_11476.html&quot;&gt;des emplois&lt;/a&gt;. C’est un lieu et une matérialité du marché - le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_de_Paris&quot;&gt;palais Brongniart&lt;/a&gt; de Paris est tristement silencieux et totalement vide depuis fort longtemps. C’est une rigueur et une transparence sans comparaison à l’anonymat déresponsabilisant des salles de marchés. Il faut avoir vécu un « pit » d’un marché réel puis le froid glacial d’une salle de marché londonienne - oubliez Paris car ce n’est plus une place financière - pour comprendre ce que les hommes ont perdu en cédant au tout électronique pour créer l’hydre électronique des « Marchés ».&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il faut inventer un véritable marché hors-cote, en révisant la &lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/ue/pac/E2153.html&quot;&gt;directive européenne sur les services d’investissement&lt;/a&gt; et supprimant l’« OTC » ou &lt;a href=&quot;http://www.marchelibre.com/&quot;&gt;marché libre&lt;/a&gt; qui est plus &lt;a href=&quot;http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/analyses-opinions/nyse-euronext-change-les-regles-du-jeu-sur-le-marche-libre-et-fait-peser-une-menace-sur-les-actionnaires-165455.php&quot;&gt;dangereux&lt;/a&gt; qu’utile, afin d’enregistrer, promouvoir et dynamiser les activités du « Private Equity ». Montrer à tous ce qui est le principal moteur de l’économie pour lui redonner publiquement sa primauté. Il y a un agencement et une organisation intelligente et pragmatique à construire en partant des activités de chambre d’enregistrement des greffes des tribunaux de commerce, des CCI et des officines institutionnelles de private equity le tout sous l’égide de l’Europe. Un outil à disposition des TPE, PME/PMI et des acteurs de l’économie pour le dynamisme et la création d’emploi.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il y a une grande urgence à faire le nécessaire pour limiter les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_d%C3%A9riv%C3%A9_(finance)&quot;&gt;produits dérivés&lt;/a&gt; à un seul niveau d’abstraction. Une option ou future doit avoir un sous-jacent concret. Un niveau d’abstraction et point barre. Rien au-delà car le sous-jacent n’a plus de matérialité directe et de fait le reste n’est plus que cavalerie et escroquerie à terme, sans option pour couvrir ses plumes. L’ensemble des crises depuis &lt;a href=&quot;http://www.lexinter.net/ACTUALITE/enron_et_les_produits_derives.htm&quot;&gt;Enron&lt;/a&gt; ne sont du qu’a l’abus de produits dérivés , drogue dure des « Marchés » et escroquerie légale qui fait passer Madoff pour un gentil petit bricoleur de quartier.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et finalement, pour le bien de la nation, du peuple, interdire l’introduction sur les « Marchés » du capital des entreprises qui fournissent ou gèrent le « bien commun », tout en transformant celle-ci en société anonyme à capitaux publics afin d’assurer la transparence de leur gestion.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar ! Vive le capitalisme !&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Si l’entreprise était une équipe de foot, l’entraîneur serait payé mille fois plus que le meilleur joueur du monde ! </title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2009/11/11_Si_lentreprise_etait_une_equipe_de_foot,_lentraineur_serait_paye_mille_fois_plus_que_le_meilleur_joueur_du_monde%21.html</link>
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      <pubDate>Wed, 11 Nov 2009 12:16:13 +0100</pubDate>
      <description>De ces élites et grands patrons amateurs de foot, combien rêve de voir leur fils devenir un mâle Aimé ou un mec à Doménech ? Oublié les Zidane, Cantona, Ribery et autres Gignac qui ne doivent la sauvegarde de leur emploi qu’à la passion pour le &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Indian_cricket_team&quot;&gt;cricket&lt;/a&gt; des Indiens. Le chef est tout. L’entraîneur est grassement payé de primes sur les résultats des matchs, farçi comme une dinde de stock-au-but qu’il peut exercer dès l’ouverture du score.  Du banc à la banque sans une calorie de dépensée, rien que de gras bénéfices. Le tapie, la pelouse et les comptes sont verts et véreux ! Voilà un beau métier mon fils, oui du &lt;a href=&quot;http://dardel.info/Textes/Football.html&quot;&gt;footeuhball&lt;/a&gt; ! Tu seras donc entraîneur directement et s’il faut papa s’occupera de te faire nommer au PSG dès tes 23 ans révolus.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et l’on vous reconnaît, vous ! Oui, vous là ! Rappelez-vous de votre honte au déjeuner avec la belle famille. Vous, l’ingénieur qui n’êtes toujours pas Chef de projet à 30 ans ! Mais que ne l’étiez-vous pas dès la remise de votre diplôme. Ah elle a bonne mine votre femme de vous tomber dessus à bras raccourcis et de s’écrier que ces parents l'avaient prévenue que vous étiez un minable ! Qu’elle donne les meilleures années de sa vie à un gros sanglier ! Un barbare ! Un raté ! Arrêtez de vous ingénier à trouver des solutions et à apprendre une technicité, une science, un art, réussissez sacrebleu ! Tout de suite ! Buvez de la potion ! Devenez Chef de quelque chose ou n’importe quoi mais devenez respectable ! (PS : N’oubliez pas par la suite de compter le nombre de personnes dont vous êtes le chef, c’est très important pour les repas avec la belle famille.)&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mon enfant, soit chef sinon tu auras raté ta vie, gâché la nôtre et ne seras jamais respecté. Nous y voilà. L’égalité de la République est que tout Français doit être Chef pour avoir droit aux regards fraternels et ainsi gagner la liberté de dire qu’il a Réussi sa vie tout regardant, machinalement, sur sa Rolex l’heure de la cinquantaine qui approche. Après le Bac pour 80 %, voici le statut de Chef pour 80 %. Quant au 20 % restant, il faut bien quelques personnes compétentes qui travaillent et des têtes à compter pour pouvoir organiser les combats des chefs !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et rêvons, Messieurs, Mesdames, de ces grands pôles tertiaires que nous pourrions créer. Des étages et des étages de Chef, avec des chefs de chefs, des sous-chefs, des demi-chefs par « dotted line » (NDR : en pointillé dans un organigramme, juste pour le plaisir de semer encore plus le bazar). Ah, ne serait-elle pas magnifique la France ainsi ! Finit ce pays de cul-terreux, d’ignares provinciaux. Rien que des chefs, du tertiaire, du propre, du beau et le tout dans des « buildings » comme à New York. Imaginez les beaux fauteuils pour les élus et leurs affidés avec la nécessité faites de créer de beaux syndicats mixtes, l’intercommunalité, l’aménagement et le reste, une véritable aubaine. Et rêvons avec Pompidou et ses successeurs à ce pays débarrassé du bas peuple et de leurs emplois moches, sales et crasseux dont ils rentrent fourbu le soir. Non Monsieur ! &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Trente_Glorieuses&quot;&gt;Trente glorieuses&lt;/a&gt; - puis quarante de crise - et un pays propre, rien que du chef à tous les étages, le reste on le fourgue ailleurs, au sud, loin, on renvoie la misère chez elle en charter.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais voilà, au foot, le millionnaire il s’appelle Zidane et non un entraineur dont on se souvient vaguement, et encore surtout grâce aux &lt;a href=&quot;http://npa.chez.com/AimeJacquet.html&quot;&gt;Guignols&lt;/a&gt;. Comment ! Un bleu, un employé, qui mouille son maillot chaque soir gagne plus que les cols blancs et le patron, mais c’est une hérésie, la fin du capitalisme. Imaginez les situations de crises, le syndrome d’Hécaton - cher à Michel Onfray dans son excellentissime  &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/Politique-du-rebelle-Michel-Onfray/dp/2253942820&quot;&gt;“Politique du Rebelle”&lt;/a&gt; -  revu et corrigé ou ce serait l’entraîneur, le chef, le patron que l’on passe par-dessus bord pour préserver la richesse, à savoir les talents et expertises des métiers. Oh mon dieu !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais un chef cela sert à quoi ? Qu’est-ce qu’être chef ? Le rôle de chef n’est-il pas comme celui d’un joueur, une étape au-delà du temps de son efficacité maximale sur le terrain. Vous ne pouvez plus courir de réunion en réunion ; ne tenez plus la cadence des TGV du matin et des avions du soir. Vous ronflontez comme un sénateur en réunion. Plus d’idées neuves, plus d’énergies. Et bien vous êtes murs pour devenir chef, avec une rémunération de 50 % inférieur… oups. Et oui, la rémunération la plus importante ne serait plus au stade de chef mais bien d’expert en activité. L’on peut remplacer l’entraîneur mais pas le meilleur joueur au top de son art. Et ce n’est pas 30 Indiens interchangeables, et à pas cher, entre les mains d’un jeune cadre formaté à sortie de l’école qui gagneront la champions league. Au contraire, l’entraîneur sera répudié manu-militari s’il n’est pas capable de bâtir un groupe solidaire, s’il n’excelle pas dans « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%AFeutique&quot;&gt;la maïeutique &lt;/a&gt;» de l’esprit d’équipe. Que n’applique-t-on pas ces simples règles dans le monde du « &lt;a href=&quot;http://openlibrary.org/b/OL20098835M/Management_ou_commandement&quot;&gt;management&lt;/a&gt; » ? Savoir faire, expertise, art, technicité, métier rien que des gros mots.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Imaginez en lieu et place de ces légions de Ratés Hargneux, qui se vengent de leur misère intellectuelle à longueur de recrutement, un « &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercato&quot;&gt;mercato&lt;/a&gt; » des talents. Un monde ou une entreprise en paye une autre pour transférer un employé. La valorisation des talents. La liberté des individus, la fin des lois liberticides autorisant les clauses de non-concurrence. Recruté à l’OM et interdiction de jouer dans un autre club de 1re division ? Non plus ces officines de la médiocrité humaine mais bien des Agents qui mettent en valeur les richesses et compétences des femmes et des hommes. La généralisation du chasseur de tête. Si les Échos titrait sur DuMuche SA a acheté 5 millions d’euros le meilleur ingénieur r&amp;amp;d de TrucMuche SA ; si la Tribune faisait sa Une sur le héros commercial de PoufPouf SA qui se retire du business actif, chemin vers la retraite, pour devenir Directeur Commercial ; si le meilleur ouvrier de MaBagnole SA était recruté à prix d’or par MiaElectricRoadster SA, alors le pouvoir serait aux individus, à leur savoir, à leur compétences.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les propositions sont simples, je les ai déjà évoquées dans des tribunes précédentes, elles ont pour but de libérer les individus dans la valorisation de leurs talents et faire trembler les entreprises de la peur de voir leurs meilleurs employés partir soudainement  :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;	•	Indexation des salaires sur la technicité de l’emploi, le niveau dans l’art, et non sur le rang hiérarchique&lt;br/&gt;	•	Rendre illicite toutes  les clauses de non-concurrence&lt;br/&gt;	•	Réduire le préavis en cas de démission à, tout au plus, 10 jours&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca pourrait chémar !  Ca peut chémar ! Ca va chémar !&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Al zhard jacta est, le deuxieme risque est de mal gérer ses risques</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2009/5/4_Al_zhard_jacta_est,_le_deuxieme_risque_est_de_mal_gerer_ses_risques.html</link>
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      <pubDate>Mon, 4 May 2009 23:32:27 +0200</pubDate>
      <description>Dans la précédente chronique nous nous étions arrêtés sur les bords du Rubicon de l’entreprenariat. Reprenons nos sens. Laissons la bonne conscience de la fiction sociale à ceux qui veulent s’en donner une - digression je m’égare déjà ! Préparons une petite phrase érudite pour l’occasion : “Al zhard jacta est” - al zhard, les dès en arabe. Entreprendre est prendre un risque, franchir la frontière, le corpus central de l’entreuprenariat est donc bien celui de vivre et de la gestion de ce risque.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les communistes ont essayé de méthodiquement supprimer l’incertitude du lendemain de l’existence du peuple au travers d’une planification et d’un gouvernement absolu avec pour conséquence l’expulsion du progrès social et économique, le retour au Moyen Âge. Point d’entreuprenariat et d’innovation, juste la planification. Mais voilà, vivre est risqué - on en meurt à coup sûr ! L’entreuprenariat c’est revenir à des conditions d’insécurité et de liberté sans équivalents. Une renaissance individuelle au sein d’une société médiévialisé par l’arriérisme Etatique, la Sainte Vierge du salariat et le Saint-Esprit du contrat à duré indéterminée ou éternelle comme le paradis ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Entrepreneur comprenez bien. Sauf à ne remplir que la fiction sociétale du jeune HEC, vous allez entrer dans la vraie vie, la brute, amère et si vraie de ses délices et libertés. Bienvenue dans le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89picure&quot;&gt;Jardin&lt;/a&gt; des entrepreneurs.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Alors avant de franchir le pas, ne dépensez pas votre argent en succombant aux réclames criantes des marchands de foire de l’entreuprenariat et autres officines publiques de chargés de mission en ethnologie des entrepreneurs, mais allez donc assister à des audiences au tribunal de commerce, filer des coups de mains à des entrepreneurs pour vous rendre compte. Faites du sport, lisez les philosophes, et surtout gardez votre argent pour vos fonds propres et du temps pour ceux de votre cœur ! Car, oui, on va vous parachuter en terre d’aventure, avec quelques camarades et vous avez intérêt à être au maximum de vos capacités de survie. L’objectif, les conditions, le terrain tout va changer vite et rapidement une fois sur place. Votre belle carte, gracieusement offerte par le Conseil Régional avec le concours de l’Europe et du Ministre des Plaquettes, le Business Plan méticuleusement écrit ligne par ligne dans une belle salle de cours de l’Ecole de Management ne serviront plus à rien. Par contre vous aurez besoin de toutes vos aptitudes, expertises et expériences : créativité, imagination, gestion du stress, gestion de crise, passion, optimiste forcené, réalisme, force mentale, et de plein de techniques que personne ne vous a encore appris… Vas-y fonce, on t’expliquera le reste après, chantent les vautours de l’impuissance d’une administration en panne de richesse.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’ai une belle collection de livres sur la création d’entreprise d’éditeurs fameux et d’auteurs souvent fumeux. Aucun ne parle de la cessation de paiement, de mandataire ad hoc ou de tribunal de commerce ! Et pourtant, une entreprise qui démarre est, au lendemain de sa création en crise, en situation immédiate de cessation de paiement, car généralement avec peu de fonds propres et aucune facture cliente en attente d’encaissement mais par contre une dette sociale qui, déjà, se creuse.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Revenons aux dès. Il faut distinguer les jeux de hasards des jeux de chances pour lesquels l’expérience peut faire la différence. L’entreuprenariat n’est pas un jeu de hasard. La distinction est fondamentale. L’instant est propice. Posons-nous un instant un verre à la main. Un &lt;a href=&quot;http://www.cotes-de-thongue.com/&quot;&gt;Cote de Thongue&lt;/a&gt; à la main - &lt;a href=&quot;http://www.arjolle.fr/&quot;&gt;Domaine d’Arjolle&lt;/a&gt;  pour moi, merci. Vivez, respirez. Vous allez tenter, oser, de créer.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour bien commencer, un futur entrepreneur se doit de maîtriser l’ensemble des procédures de secours, de sauvegarde et de liquidation d’entreprise pour connaître les risques qu’il prend et par là même les maîtriser ! Un homme informé en vaut deux parait-il. Un entrepreneur aguerri avec une idée médiocre s’en sortira mieux qu’un entrepreneur novice avec une idée brillante. D’ailleurs dans la lointaine Californie où poussent d’étranges Start-Up, la première mission des jeunes doctorants de célèbres universités désireux de partir à l’assaut du monde est de recruter un ‘sage’ généralement au poste de PDG - Google par exemple. Certes l’histoire leur a appris qu’avec un scout rusé et aguerri le pionnier a plus de chance d’arriver à destination avec son scalp - faisons fi du chariot et du reste !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une première proposition est simple, qu’il n’y ait plus un seul cours, un seul livre ou une seule présentation d’enrôlement de nouveaux entrepreneurs où l’on ne commence par expliquer clairement et avec force les risques de cette fabuleuse et grande aventure. Ceux qui ne s’enfuient pas, au moins, ont le début du mental pour encaisser et peut-être la capacité à tenir la longueur et l’effort.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Deuxième proposition, le mécanisme public d’encouragement à la création d’entreprise doit être un véritable encouragement, honnête, franc du collier. Il doit commencer, avant même de parler de l’idée, du business plan, par la présentation froide et brutale des risques que présente l’entreprenariat. L’on doit faire une analyse avec le futur entrepreneur de ce qu’il peut et doit faire pour réduire et maîtriser chacun de ces risques. Avec lui on doit passer en revue les grands scénarios des crises professionnelles et personnelles pour préparer des stratégies de réaction, car très probablement il en traversera plusieurs (ie. mon associé et moi sommes fâchés à mort, un de mes proches a un grave problème de santé, mon plus gros client vient de déposer le bilan en me laissant une énorme ardoise, je divorce, etc.). Si la personne est capable de passer à travers cela, sans fuir, et bien c’est qu’elle a une vraie motivation à se réaliser. Ce nouvel entrepreneur pourra se lancer avec confiance car il connaît et comprend les risques, c’est essentiel.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comme de toute aventure et voyage on en ressort avec des richesses et trésors insoupçonnables pour le commun. C’est fort de cette expérience unique que l’on ne revient jamais mais est pour toujours transformé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Vox populi, ne dira plus “tu es fou, et si tu te plantes ?” car l’on saura que l’entrepreneur, comme tout autre passionné d’aventures et de sensations est un vrai professionnel qui connaît et maîtrise ses risques. Cela permettra, peut-être, de faire évoluer la perception sociale française de l’échec qui est aujourd’hui incapable de valoriser l’effort d’avoir essayé, la connaissance de l’expérience, la richesse de l’aventure… Il fut un temps où en revenant du Horn on vous écoutait au comptoir ! Allez Tavernier, (re)sert nous un verre de rhum, il est tard et la guitare me tarde, j’ai envie de chanter :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Je reviens, je reviens, je reviens au pays&lt;br/&gt;Sous le vent et la tempête&lt;br/&gt;Pour toi j'ai mené mon bateau&lt;br/&gt;Je reviens le cœur en fête&lt;br/&gt;Jusqu'aux portes de Saint-Malo”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Comment passer de pauvre chômeur à salaud de patron en moins de 5 étapes. Le premier risque est de devenir entrepreneur !</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2008/10/6_Comment_passer_de_pauvre_chomeur_a_salaud_de_patron_en_moins_de_5_etapes._Le_premier_risque_est_de_devenir_entrepreneur%21.html</link>
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      <pubDate>Mon, 6 Oct 2008 08:35:41 +0200</pubDate>
      <description>Cher lecteur, je vais commencer cette série, promise il a longtemps dans un blog précédent sur les risques de l’entreprenariat. Celle-ci arrive après un long silence dicté par des contingences d’ordre privées qui sont une illustration de ce premier risque décrit ci-après. L’objet de cette série n’est pas que de distraire mais aussi d’amener tout futur entrepreneur a comprendre l’envers du décor, en amont, pour mûrir sa décision, préparer son plan et surtout gérer ses risques et sa vie.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il faut le savoir devenir chef d’entreprise implique le stigmate de rejoindre immédiatement et sans autre forme d’appel la confrérie des salauds du capitalisme. Vous pouvez faire ce qu’il vous sied, plaider jusqu’a l’épuisement, le verdict était déjà rendu. Désormais, forcément, toujours, vous ne pourrez être que coupable, menteur, méchant, et accessoirement lecteur du Figaro. Le fonctionnement de la société française par archétype et stéréotype, avec effet THX dans les prétoires et sur les comptoirs, est un de ses fondements. Vous étiez hier un pauvre chômeur qui arrachait des larmes à la société et, aujourd’hui, abracadra, par le truchement d’un passage par la Chambre de Commerce et d’Industrie vous voilà transformé en hideuse machine capitalistique.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le premier et plus grand risque de cette aventure est donc de devenir une des bêtes noires de la société, que celle-ci ne fait que tolérer comme un mal nécessaire, parasite utile. Franchement, entre-nous, un “bon” patron, un type honnête, nous sommes bien d’accord c’est une exception, une anomalie, hein ? Voilà, vous êtes prévenu. Abattre un patron est un moindre meurtre en France. Certes, ”&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Action_directe&quot;&gt;action directe&lt;/a&gt;” n’est plus, et vous ne finirez pas &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Besse&quot;&gt;dans votre sang sur un trottoir&lt;/a&gt; pour cette injure que vous faites à la société d’être entrepreneur ou patron, mais les pensées sous-jacentes sont là, profondément &lt;a href=&quot;http://www.liberation.fr/politiques/0101120928-besancenot-denonce-la-reincarceration-de-rouillan&quot;&gt;ancrées&lt;/a&gt; dans le génome de la nation.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le chef d’entreprise est à l’opposé des notables et commerçants, qui exercent des fonctions que la société valorise : le boulanger, l’épicier, le médecin, l’avocat, etc., et dont certains n’en sont pas moins des chefs d’entreprise mais eux ont une excuse, vous non ! Ah, que vous-a-t-il donc pris de quitter le cocon de la bienséante et confortable masse des salariés ou des chômeurs ! Pour quoi n’avez-vous point embrassé une de ces belles professions libérales ou que vous reprîtes un petit commerce qui fait le charme de nos provinces ! Forcément, le diable du capitalisme et en vous. Vade retro satanas !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;C’est un des nombreux préalables qu’il manque dans toutes ces réclames conçues, par les gentils fonctionnaires qui vous veulent du bien, pour encourager de nouvelles hordes d’ignorants à partir au front de l’entreprenariat. Sachez-le, le modèle français a plus besoin de machines à renflouer les caisses à cotisation, et par là même corriger la mauvaise gestion publique (&lt;a href=&quot;http://cluaran.free.fr/dette.html&quot;&gt;66 % du PIB de dettes !&lt;/a&gt;), que d’entreprises performantes ou de, fort de leur succès de création d’entreprise, nouveaux milliardaires - aucun en France au contraire de bien d’autres pays. Donc avant de vous lancer prenez le temps de bien réfléchir à votre capacité de supporter et gérer cette “étiquette” dans les diverses situations de la vie en France, sinon allez créer ailleurs ou abstenez-vous !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comprenez bien, lorsque vous ferez un geste social ou humain, d’une part les commentaires iront bon train sur vos motivations - forcément - secrètes, et à la première intempérie personne ne se souviendra de ce que vous avez pu faire, car je vous le rappelle - faites attention vous oubliez vite ! - vous n’êtes qu’un salaud de patron. Faire du social et de l’humain ne sera donc que pour votre propre satisfaction d’homme ou de femme honnête avec une vraie éthique et sens des responsabilités. N’en attendez rien d’autre.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Votre vie en société sera aussi modifiée. Vous êtes un entrepreneur, donc si vous commettez l’impair de boire un verre d’un bon cru - je ne me gêne plus, un &lt;a href=&quot;http://www.lalande-pomerol.com/&quot;&gt;Lalande de Pomerol&lt;/a&gt;, merci - vous serez forcément classé comme richissime et que bien en fasse que vos bilans disent le contraire, car je vous le rappelle vous êtes un menteur doublé d’un tricheur. À l’inverse, si vous n’allez dîner qu’au McDo vous serez un pingre richissime, c’est encore pire vous êtes de l’espèce de ceux qui mentent et qui cachent leurs fonds secrets ! Vous l’avez compris, vivez votre vie mais vous êtes sous surveillance permanente puisque déjà coupable.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et si d’aventure votre équipée entreprenariale périclite, alors la foudre de l’échec à la française se déchaînera contre-vous, ainsi vous découvrirez, sans doute, les délices du &lt;a href=&quot;http://www.justice.gouv.fr/index.php?rubrique=10031&amp;ssrubrique=10033&amp;article=12031&quot;&gt;Tribunal de Commerce&lt;/a&gt;, et oui, Tribunal. Au départ tout naïf que vous étiez c’est par l’amicale Chambre de Commerce de d’Industrie que vous êtes entré, mais à la sortie le cerbère est un Tribunal. C’est normal, je vous le rappelle - décidément vous êtes distrait, serait-ce ce verre de vin ? - vous êtes coupable depuis le départ. En toute logique, il faudrait une audience de création au Tribunal de Commerce tout comme il y a des audiences lors de la cessation de paiement ou liquidation. Qu’au moins l’on entre et sorte par la même porte, ce n’est pas du &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Feydeau&quot;&gt;Feydeau&lt;/a&gt; !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Rubicon&quot;&gt;Rubicon&lt;/a&gt; de l’entreprenariat est là. Le premier des risques est de le franchir. Votre sort en sera pour toujours réglé. Courage ! La liberté à un prix, celui de la prendre. Et parfois, capeuchémar !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Dit, t’aurais pas un cluster de compétitivité, j’ai un pôle de retard ? Et s‘il fallait commencer par cultiver et essaimer pour créer des champs d’entreprises ?</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2008/4/18_Dit,_taurais_pas_un_cluster_de_competitivite,_jai_un_pole_de_retard_Et_sil_fallait_commencer_par_cultiver_et_essaimer_pour_creer_des_champs_dentreprises.html</link>
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      <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 18:39:06 +0200</pubDate>
      <description>Les techniciens étatiques, ceux des bas étages économiques, essayent de nous refourguer, en douce, une énième mauvaise copie frelatée et bâclée. Point de nouveauté, d’aveugle en malvoyant du monde, de sourd à malentendant du cri de la planète, de mauvais gestionnaires en donneurs de leçons, ils continuent de nous servir des pseudo concepts mort-nés, histoire de gagner un peu de temps entre deux élections . Mesdames, Messieurs, lumière! Voici, le Cluster ou Pôle de Compétitivité! OOOOhhhhhhh!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Dans un pays voué corps et âme à la centralisation jacobine, le cluster ne peut-être qu’une naturelle émanation de l’intelligence unique des élites. Ainsi, cocorico, la France a inventé le cluster! Oui, regardez Paris! La ville-région-pays, premier et ultime cluster! “The” mega-cluster administratif, économique, médiatique, showbiz, politique et autour le cluster agri-ch’ti-téreux que certains appellent parfois, avec tendresse, “Province”, et ou des clusters de cadres s’aventurent pour des vacances dans des centres, pardon, cluster de vacances! Cluster Med, nous y voilà!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais je me trompe, et m’égare dans mon chauvinisme, car, non!, la genèse du cluster se confond avec l’humanité. En effet, regardons ce cluster d’humanité charnelle, Adam et Eve tournant autour de ce cluster de pommes! Ah! Nous y sommes, la voilà, la grande vérité, les clusters ne sont que l’ultime étape d’un retour de l’homme vers la terre! Par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra&quot;&gt;Zarouthoustra&lt;/a&gt;, c’est sûr-humain ! Quant à ce salaud de serpent, il était seul, le voilà le danger, un cluster de serpent et le monde en aurait été changé.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Revenons à notre époque, froidement, avec réalisme, les clusters et autres pôles de compétitivité n’auront pas plus d’impact économique que la création des Zones Industrielles (Z.I.) ou Zones d’Activités (Z.A.) ou Zones Franches (Z.F.). Sans compter que chaque Région - pardon Président de Région, chaque Département - pardon Président du Conseil Général, chaque Ville - pardon Maire, veut son cluster et je vous épargne les velléités des Députés, Sénateurs, Président de CCI et consort! Ici un cluster de commerçants, ancienne notion de centre ville qui parfois a subi une externalisation pour devenir zone puis cluster commercial, là un cluster d’agriculteurs, dans le temps on parlait de coopérative agricole, etcetera, et demain des Zones de Clusters (Z.C.) ou Zones de Pôles de Compétitivité (Z.P.C.) ou Pôle de Zones de Clusters (P.Z.C.) ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Regardons les ruines et vestiges de Toulouse, de Sophia-Antipolis et autres aventures pharaoniques de feu la planification industrielle française! Cette tentation, cette prétention de vouloir créer un “machin” valley en fascination primaire du succès de la “Silicon Valley” - message au cleustirisant sauvez un peu de votre dignité en supprimant ‘valley’ ou ‘alley’ de vos déjections intellectuelles. On ne fabrique pas un écosystème économique sur un vacuum en quelques jours, mois, par décret. Faut-il rappeler encore que le succès des entreprises, des acteurs de l’économie, se nourrit de là où on laisse les énergies se nouer et dénouer librement au fil des projets et des idées. Affectio societatis, libre entreprise. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais qu’essaye-t-on de faire avec ces pôles de compétitivité et autres clusters ? Créer administrativement une richesse qui n’a pas su apparaître naturellement à la seule bonne volonté des acteurs économiques ? Les entrepreneurs sont-ils donc si idiots qu’ils faillent un décret de création de pôle pour qu’ils décident de se rencontrer, de parler de synergies ou de partenariat ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pourquoi donc un généticien irait-il implanter sa startup loin de tout laboratoire pharmaceutique, ses clients ? D’ailleurs d’ou vient-il? Justement d’un laboratoire! Servez-vous un verre de Chignon-Bergeron et méditez le temps d’apprécier une gorgée. Essaimage! Bingo! Ces zones n’existent pas car l’essaimage n’existe pas, ou si peu. La voilà donc la vraie question : pourquoi si peu d’essaimage en France ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Reprenons le fantasme de la Silicon-Valley, au coeur cette région de vergers et de ranch, nait &lt;a href=&quot;http://www.amazon.fr/HP-Way-Hewlett-Built-Company/dp/0887308171&quot;&gt;Hewlett-Packard&lt;/a&gt;, graine première et qui va essaimer à tout grain - c’est le cas de le dire. Les nouvelles pouces vont elles-mêmes essaimer, et ainsi de suite. Laissez faire, injecter une dose de pragmatisme anglo-saxon, d’origine de pionniers qui sont partis pour la Frontière, et pleins d’autres ingrédients humains, et 70 ans après vous obtenez la Silicon-Valley. Cherchez la part de l’Etat fédéral Américain, de l’Etat de Californie, point de Loi sur l’Innovation.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les raisons de l’absence d’essaimage en France sont multiples. Déjà il faut tordre le cou à l’idée qu’essaimer est la fonction des organismes de recherches étatiques. Non, essaimer vient de l’envie de partir, de créer, de l’esprit d’entreprendre qu’une entreprise sait faire naître chez ses employés! Cela s’appuie sur l’acceptation par une entreprise que ses employées partent avec les idées non exploitées ou refusées. Il faut mettre à mort le “nique-nique” français et faire naître le “win-win” anglo-saxons. En effet, en France si un Directeur réfute une idée de produit ce n’est surtout pas pour, au grand dieu, horreur, ignominie, infamie, suprême insulte, la voire réussir à l’extérieur ! Le principe est donc de la détruire intégralement, porteur inclut. L’esprit dans toute relation dans ce pays est de savoir qui “nique” qui, le client, le fournisseur, l’associé, le directeur, l’investisseur, le porteur de projet. Le mode anglo-saxon est lui de dire “pas ici  - raison business, strategique - mais si tu veux essayer tout seul, vas-y, mais on prend 30% quand ça marche”. “Win-win”, “Gagnant-Gagnant”, un autre monde. Il suffit de regarder le Xerox PARC et le nombre de brevets qui ont servi à lancer des startups pour se rendre compte de la puissance de ce paradigme.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La proposition est donc simple, il faut libérer une énergie celle que les entreprises françaises détruisent avec au passage leurs employés les plus créatifs. Pour ce faire, d’une part modifier la législation pour sécuriser un employé à déposer un brevet ou exploiter une idée que son employeur aurait formellement refusé d’exploiter. D’autre part, aider les employés à démissionner pour monter une entreprise. Oui j’ai bien dit démissionner, car il ne faut pas juste aider les chômeurs à monter leur entreprise mais libérer tous ceux qui idées en tête ne savent comment quitter leur employeur pour se lancer. Ainsi tout simplement la démission pour création d’entreprises devrait ouvrir les droits aux Assédic! « Vous voulez créer une entreprise ? Devenez chômeur ! » Quel beau slogan !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>L’histoire d’une folie, d’une déraison qui déborde, entre la liberté et le destin! L’entrepreneur un pirate des modéles sociaux et économiques ?</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2008/2/29_Lhistoire_dune_folie,_dune_deraison_qui_deborde,_entre_la_liberte_et_le_destin%21_Lentrepreneur_un_pirate_des_modeles_sociaux_et_economiques.html</link>
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      <pubDate>Fri, 29 Feb 2008 21:36:29 +0100</pubDate>
      <description>Voguons ce soir, amis, prenons le vent, la vague, et notre liberté! Amusons-nous! Rions!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Comment définir un entrepreneur ? Qu’est ce que l’entreprenariat ? Comment traduire et expliquer ces multiples parcours et qui, par essence, rendent impossible, vaine, toute classification, dont pourtant des magazines pseudo-économiques nous abreuvent à volonté ? Car au contraire de ces classifications, de cette volonté d’un tout ordonné en stéréotypes convenus, rassurant comme si de la multinationale infernale à la PME du coin le tout procédait d’une même logique, chaque entrepreneur n’est-il pas le résultat de dosages subtils entre plusieurs révoltes ? L’histoire d’une folie, d’une déraison qui borde, ronge, et fait prendre l’entreprenariat comme l’on prenait l’Océan il y a plusieurs siècles, à la recherche de soi, à la recherche d’un demain autre ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus que ce modéle social que l’on veut définir à force de propagande, l’entrepreneur n’est-il pas celui dont aucun business-modéle ne peut contenir les vagabondages essentiels ? En révolté, et en marge du système, ainsi la logique et le goût de l’équilibre voudraient que le pôle contraire à un business établi soit occupé par un entrepreneur. Les entrepreneurs des pirates de la Grande Course économique, des hommes audacieux qui trouvent profit à intercepter les business-modéles des entreprises, à rançonner les galions des Rois du Dow-Jones et autre CAC-40 pour finir, parfois, corsaire à la solde de Capitaux-Risqueurs! &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Siege_of_La_Rochelle_(1572-1573)&quot;&gt;Gueux de Mer de la Rochelle&lt;/a&gt;! Gueux de l’entrepreunariat qui a défaut de papiste s’en vont envoyer par le fond les pompipodiliennes qui sous l’administration de l’aristo-ENArchie rouillent au port de l’économie franco-française! Des gueux qui font la guerre économique pour la liberté et l’innovation.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Quant à moi, je suis un prince libre!”  dit le Pirate! Voilà le cri de l’entrepreneur! Car on ne progresse pas vers l’entrepreunariat. On y bondit et il faut bien y introduire en même temps tout son petit baluchon, c’est-à-dire la totalité de son être.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’entrepreneur, du bord de son vaisseau, a le regard amusé, de ces gens qui, engoncés dans un univers limité à moins de 35 heures, s’inquiètent de la charge de travail, des horaires de ce diable d’homme  d’entrepreneur. N’ont-ils point compris ? Les entrepreneurs travaillent pour échapper à la règle sociale du travail! Les Barbaresques du salariat il leur les laissent volontiers. La liberté et le destin, voilà son aspiration. “Ne feriez-vous pas mieux de devenir l’un des nôtres au lieu de ramper après ces scélérats pour un emploi?” dit un jour le Pirate &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Samuel_Bellamy&quot;&gt;Bellamy&lt;/a&gt;. Quant à finir pendu aux potences de la taille, gabelle, droit de noces de la reine, port, péage, tva et autres charges sociales, il l’accepte sans coup férir avec le rire de la liberté.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pirates économiques, les entrepreneurs ne se bornent pas à renverser l’échiquier, ils se jurent d’en changer les règles. Ce qui les fascine c’est le vertige de la création, et non le résultat qu’in-fine une entreprise socialement respectable finira, peut-être, par reprendre. De l’ivrêté du sillon de la jeune entreprise, hédonisme de l’entreprenariat, voguant à la limite de l’imaginaire, ils ne cherchent que le déploiement de leurs songes d’enfants. Mais que personne ne s’y trompe, la liberté est un art, la recherche de son destin un péril, et un tel métier requiert une rigueur et un professionnalisme exacerbé et exercé dans la passion et le courage. Car l’on ne peut partir à l’assaut de machines de guerre économique, d’une société, l’on ne peut prétendre à sa liberté sans celà.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;De l’argent symbole d’une société dont les esclaves sont tout autant avares que les maîtres, les pirates économiques ont une volonté forcenée de s’en séparer et la fatalité d’en dépendre. Parfois des soudards, qui une fois les coffres d’un vaisseau VCs pilllé, brûlent l’argent pour en ridiculiser le sens et montrer aux pourceaux capitalistes qu’ils sont au-delà. Parfois corsaire, et comme &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Francis_Drake&quot;&gt;Drake&lt;/a&gt; s’en reviennent après le saccage d’un nouveau Valparaiso chercher leur récompense. Parfois idéaliste, qui s’en vont fonder, à l’instar de &lt;a href=&quot;http://www.hpalumni.org/hp_way.htm&quot;&gt;Bill Hewlett &amp;amp; Dave Packard&lt;/a&gt;, un nouvel &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Libertatia&quot;&gt;Libertalia de Misson&lt;/a&gt;  dans le havre de leur entreprise.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et n’oublions pas ces femmes, sublimes, ces dignes descendantes de &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Jeanne_de_Clisson&quot;&gt;Jeanne de Belleville&lt;/a&gt; épouse du Seigneur de Clisson, qui commandent un respect à tous les hommes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Allons, ce soir, amis, faisons boucaner OSEO-ANVAR, qu’une fumée épaisse entraîne les graisses de ce cochon sans nom, et ripaillons, chantons, buvons, rions, à nos rêves, à notre destin, à nos libertés!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Ah, ça ira, ça ira! Le pouvoir d’achat on l’aura! Et si l’opium du peuple n’était pas celui que l’on croit…</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2008/1/23_Ah,_ca_ira,_ca_ira%21_Le_pouvoir_dachat_on_laura%21_Et_si_lopium_du_peuple_netait_pas_celui_que_lon_croit.html</link>
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      <pubDate>Wed, 23 Jan 2008 21:44:43 +0100</pubDate>
      <description>Coucou mon courroux, Avé mes idées, Guten Tag mon Euro A.G. !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La France et les Français ont oublié les réalités de ce monde, ils ont été ensorcelés par des chamanes charlatans de la politique. Cette situation est largement attribuable aux méfaits des présidences de messieurs Mitterrand et Chirac qui ne sont que le camouflet - une à gauche, une à droite - de l’incurie d’une élite politique.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les Français vivent dans un monde parallèle inconnu des autres peuples et nations, à l’exception peut-être de l’URSS de Lénine à Brejnev, ou tous les problèmes doivent être et peuvent être résolus immédiatement par une seule décision ou Loi de l’Etat. L’Etat Français a - malgré ou grâce à c’est selon, ses anciens préceptes laïques - inventé un nouveau “Dieu” : lui-même, et un nouvel arrière-monde, un paradis social comme antithèse de la vie réelle : le sacro-saint “modèle français”.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;De droite ou de gauche pour un Enarque c’est comme choisir un premier emploi entre Renault ou Peugeot ! Les convictions n’ont rien à y faire, l’Enarque est suffisamment habile pour se parfumer du gasoil de l’un ou de l’essence de l’autre en allant au bureau le matin. Le grand perdant est le bien commun, car c’est l’individualisme qui prend le dessus. “La tyrannie d'un prince ne met pas un Etat plus près de sa ruine que l'indifférence pour le bien commun n'y met une république.&amp;quot; écrivait Montesquieu. Nous y voilà. Le bien commun n’est plus. Il ne reste que le bien individuel, et de fait la tyrannie n’est plus grand-chose du moment que dans son intelligence du populisme elle sait prodiguer les vapeurs de people et d’alcool à chaque &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Apparatchik&quot;&gt;apparatchik&lt;/a&gt; et clientèle.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ce grand Monsieur qu’est &lt;a href=&quot;http://archipelrouge.fr/spip.php?article671&quot;&gt;Michel Onfray&lt;/a&gt; écrit “ce point commun à tous les gens de pouvoir, droite et gauche confondues, pourvu qu’ils soient dans des partis à même de se trouver effectivement aux affaires : le mépris des lois, l’envie d’occuper un poste, le plus important possible, qui rende possible ce mépris au quotidien, et pour longtemps, car il n’y a au pouvoir que gens sans foi ni loi. Ou du moins pour qui il n’existe qu’une foi et qu’une loi : Soi.”.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La France fait aujourd’hui partie du G7, en sera-t-il ainsi dans 3 ou 5 ans ? Le doute est permis, et il est des plus habile d’avoir fait élire DSK à la tête du &lt;a href=&quot;http://www.imf.org/external/np/ms/2007/111907.htm&quot;&gt;FMI&lt;/a&gt;. Car selon&lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/rap/l97-382/l97-38230.html&quot;&gt; les canons de l’endettement public&lt;/a&gt;, la France n’est plus loin de la situation qu’a connue l’Argentine et une mise sous tutelle du FMI… Sujet dont on parle à mot couvert dans des salons parisiens. Imaginez le premier pays industrialisé à sombrer dans l’indigence réservée au tiers-mondiste ! Ah que nenni ! Mais, peut-on juste s’assurer que seule la Province s’y retrouve mais pas la sublime Paris ? Vidons la coupe, engouffrons le petit-four, passeport en poche, avant de répondre à la Audiard et d’exploser façon puzzle l’Enarchie, fleur de la France, et d’envoyer ses ternes pétales fleutries aux quatre coins d’un monde enraciné dans sa réalité, sa matérialité, et qui, lui, avance.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le niveau de déconnexion entre le réel et le peuple français est impressionnant. Les politiques l’ont, depuis les années 80, drogué à très haute dose à l’omnipotence de l’Etat et les douceurs d’un clientélisme individualisé. Du coup le peuple plane dans un éther. Au final, nos politiques fument l’opium de la dette publique et approvisionnent le peuple à volonté en cocaïne du tout Etat. Plus personne n’est responsable, pardon, responsable mais pas coupable, on ne va pas se saigner sur le sujet, non ? L’atterrissage sera extrêmement violent comme un toxico que l’on sèvre brutalement. Pour l’instant les beaux et hauts parleurs n’annoncent que l’approche de la phase de descente…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La gamelle était prévisible. La France a &lt;a href=&quot;http://www.thefreelibrary.com/The+Euro+cometh:+bringing+unity+or+fratricide%3F-a020825322&quot;&gt;totalement raté sa négociation&lt;/a&gt; du taux de parité du franc à l’euro. Elle n’a rien voulu négocier ou si peu ! Le Président Chirac a accepté les taux en quelques minutes et magouillé pendant des heures pour faire admettre son protégé à la BCE - on admire la prouesse. Syndrome du coq, animal le plus crétin de la basse-cour qui n’a d’intérêt qu’au vin après des heures de cuisson - et encore. La sagesse de l’époque imposait un taux de parité aux alentours de 5 francs, voire avec un peu de clairvoyance de 4.5 et non de plus de 6. Mais le faire aurait été un aveu de faiblesse économique que ni le gouverneur de la Banque de France, devenu depuis dans un souci de sacrifice personnel celui de la BCE, ni les gouvernements successifs n’ont voulu faire. Les Allemands, plus malins, ont obtenu un taux de &lt;a href=&quot;http://www.ecb.int/press/pr/date/1998/html/pr981231_2.en.html&quot;&gt;1,9&lt;/a&gt; par rapport au deutschemark, et les Irlandais encore plus avec un taux de 0,7. Vous remarquerez que nos amis Allemands se sont juste contentés de maintenir la BCE - et ses emplois - sur leur territoire. Pour en revenir aux taux, les autres, à l’exception des Finlandais avec 5,94, sont astronomiques avec la lire italienne à plus 1936! Eh oui, Il valait mieux laisser s’évaporer l’éphémère future gloire d’un ancien du désastre du Crédit Lyonnais à la présidence de la BCE pour préserver l’économie et le pouvoir d’achat des Français… mais nous l’avons dit le bien commun n’est plus.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le taux de conversion est désormais inscrit dans le marbre de l’Europe, le décor est planté, et la France aussi. Il ne reste plus qu’à attendre la déflagration… L’inflation non dite mais plus qu’avérée et prévisible du passage à l’euro a creusé l’écart entre les salariés communs et le reste de la population. La baguette est passée de 1 franc à 1 euro, l’on peine à prendre un café &amp;amp; croissant pour moins de 50 francs, etc., mais pendant ce temps le smic lui n’a pas fait fois 6. Sur un autre registre avant l’euro une startup qui passait le million de francs était dite sortie de l’amorçage, aujourd’hui le seuil est à 1 million d’euro! Voilà, l’équation était simple, anémie de croissance - difficile à reconnaître pour des gouvernements qui depuis 30 ans décrètent le taux en décembre pour passer les 12 mois suivants à expliquer pourquoi ils se sont trompés - et disparition de 20 à 30% de pouvoir d’achat des Français pour la sauvegarde de la gloire économique du franc et les délices d’une présidence à Monsieur Trichet.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un point qui, je pense, va créer des ressentiments profonds en France est l’entrée dans la zone euro de nouveaux pays dans des conditions beaucoup plus favorables à celle de la conversion du franc à l'euro. Ils ont proportionnellement plus d’euros et de pouvoir d’achat pour une unité de leur monnaie. Demain quant l’ouvrier français ne pourra plus aller aux camping à Palavas les Flots alors que l’ouvrier Lithuanien le peut, quant le cadre parisien ne pourra plus prendre sa semaine de ski aux Arcs mais que le cadre Anglais non seulement le peut mais en plus achète un appartement sur place, il faudra craindre le pire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le hic est que cette nation Française toxicomane commence à percevoir que quelque chose cloche. Des ombres de réalité ressurgissent. Les dealers politiques sont à court de produit et ne peuvent plus augmenter ni maintenir les doses de tout Etat qui enfermaient le peuple dans sa matrice idéale. Leur propre drogue de dette publique se raréfie. L’atterrissage approche.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Que faire ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La proposition est simple, mais nécessite un véritable courage et sens du bien commun. Le budget de l’Etat doit être à l’équilibre, construit sur un prévisionnel de croissance à 0%, et ceci pendant au moins 10 ans le temps de purger la dette, plus nous attendons plus ce sera violent. Le FMI le fera pour la France tant je pense nos politiques incapables du courage nécessaire. Il faut que la France annonce sa situation de surendettement et l’ouverture d’une procédure de redressement. Quant au fameux pouvoir d’achat, ce ne peut-être que le fruit d’une répartition d’une croissance de la richesse de l’économie de la nation. Le premier axe est de procéder comme les pays du tiers-monde, inciter les Français à l’immigration pour qu’ils envoyent des chèques en fin de mois au pays et ainsi récupérer un peu des flots économiques mondiaux. Le deuxième axe, reprendre le modèle économique et se demander pourquoi les entreprises françaises sont dans cet état, confère ce blog…. Troisième axe, la &lt;a href=&quot;Entries/2007/8/16_Pour_parler_de_salaire_et_eviter_toute_incomprehension,_il_faudrait_deja_choisir_un___le_net,_le_brut_ou_le_charge.html&quot;&gt;taxe unique sur le travail&lt;/a&gt; et la répartition entre salarié et entreprise de la richesse liée à la réduction des charges c’est à mon avis la seule démarche gagnant-gagnant sur le sujet pouvant avoir un effet rapide.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>De la banque à qui parler à la banque qui écoute, reste encore à trouver la banque qui comprend et à inventer la banque partenaire des entreprises et des entrepreneurs</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/12/28_De_la_banque_a_qui_parler_a_la_banque_qui_ecoute,_reste_encore_a_trouver_la_banque_qui_comprend_et_a_inventer_la_banque_partenaire_des_entreprises_et_des_entrepreneurs.html</link>
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      <pubDate>Fri, 28 Dec 2007 08:32:00 +0100</pubDate>
      <description>Il était un temps, jadis, ou les manchons recouverts de quelques taches d’encre de chine, un buvard à ses côtés, le banquier du bourg fermait plutôt le vendredi après-midi pour soigneusement mettre à jour ses livres. Epoque désuète et révolue, mais dont les avantages sociaux persistent malgré le remplacement de la plume d’oie par un terminal Nixdorf, et ou le banquier, bachelier et fils d’instituteur, notable et homme important, a été remplacé par les moins talentueux des élèves des écoles de management et de commerce qui, endoctrinés à réciter, sans comprendre, une prose marketing insipide conçu par leurs aînés tout aussi inculte dans leur tour d’ivoire de la Défense, fourguent le produit KaPuKroissance - cela fait SMS c’est d’jeune et marketing primaire - au pauvre chaland qui était entré justement pour parler de ses besoins, dont, au fait, on se fiche éperdument.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais une banque cela sert à quoi ? C’est aujourd’hui un mal obligatoire que tout à chacun doit souffrir dans sa vie comme les magasins qui ferment à midi, les dimanches de pluie en octobre, les impôts, le feu rouge qui n’en fini pas, le bouchon matinal, et la blague de comptoir du marchand de primeurs sur les bettes - délicieux en risotto avec une pointe d’anis et des magrets -, etc. Bref dans le Monopoly de la vie on ne peut faire autrement que de passer par la case banque en espérant y laisser le moins de plumes, à moins que le banquier voulant imiter un de ses fameux aînés est du fermer son agence pour se rendre sur une case à quartier VIP grillagé. Si vous avez beaucoup d’Hôtels n’hésitez pas à le faire chanter haut et fort sur son bureau comme dans une publicité idiote, avant de vous enfuir, hilare, vers un établissement sérieux dans une confédération voisine.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le principe d’une banque est d’aujourd’hui d’inventer et marketer des produits à destination de ceux qui n’en n’ont aucun besoin, par exemple un prêt à la consommation pour équipement de Golf ciblé sur les Cardiologues, tout en se goinfrant de frais financier dans une orgie rabelaisienne - à faire rougir Caligula de jalousie - sur le dos de ceux qui justement auraient besoin de produits adaptés. Oui, mais, répondre aux besoins d’un pas honteusement riche ou ne serait-ce que suffisamment aisé, cela pourrait comporter le début du &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Prodrome&quot;&gt;prodrome&lt;/a&gt; d’un risque ! Ah, que, nenni, Monsieur, au risque aucun banquier ne peut-être tenu ! Vite ma mie, fuyons ces bas états et investissons en gestion alternative et FCPI!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il est donc loin le temps ou des hommes sur des bancs de Rome, puis de Florence s’afféraient à faciliter le commerce. De bancus, en banco, en banque, le sens du commerce s’est évanoui. Nos amis banquier ou lecteur en quête d’érudition pourront fondre avec délectation sur les tomes de la rare mais excellente “Revue Internationale d’Histoire de la Banque”, par Domenico Demarco, &lt;a href=&quot;http://www.droz.org/siteDroz/index.php&quot;&gt;Librairie Droz&lt;/a&gt;, Genève - évidemment.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Donc le banquier loin d’être un partenaire n’est ni plus mais souvent moins qu’un numéro de compte, une carte et un chéquier. Depuis la création d’OSEO-ANVAR, et du premier fond d’amorçage français “ASSEDIC VENTURES” - dont nous reparlerons -, les banques n’ont que faire de la création d’entreprise, des jeunes entreprises et autres besoins de financement. Après tout, de FCPI en OSEO-ANVAR en Concours à la Création, l’entreprenariat c’est le problème de l’Etat pas des Banques ! Elles ne s’intéressent, éventuellement, au sujet que lorsque, succès arrivé, l’argent sonnant raisonne dans les caisses. Alors les chargés de clientèle et d’autres affaires accourent comme une meute de courtisans enturbannés sur les marches du Palais, tous plus sirupeux de compliments pour faire oublier leurs inconséquences et absences dans les moments important et difficile de l’amorçage et du développement de l’entreprise.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si l’on regarde attentivement les mécanismes d’aide à l’amorçage et à l’entrepreunariat des banques, d’une part, il faut creuser dans les profondeurs des sites internet pour en trouver un résidu de trace, d’autre part ils sont tous “en partenariat” avec une agence pour la création d’entreprise, l’association entreprendre du coin, etc. L’on voit donc bien que tout Entrepreneur, dont le projet ou l’entreprise naissante a des besoins de trésorerie, de financement aura beaucoup mieux à faire que de perdre son temps à parler avec des chargés d’affaires qui lui réciteront, entretien après entretien, le même discours surranés sur “Mon bon monsieur, quel beau projet, mais revenez-nous voir lorsque tout sera financé et vos caisses bien pleines !”. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il en est des blagues et anecdotes croustillantes que l’on se raconte au café des entrepreneurs, un verre de &lt;a href=&quot;http://www.1855.com/languedoc/vin/10115126/fr/jean-michel-alquier-les-premieres/&quot;&gt;Faugères&lt;/a&gt; à la main, pour changer du Saint Chinian - sur les gentils chargés d’affaires et leurs capacités à lire un bilan, un compte d’exploitation ou une trésorerie prévisionnelle et à se prendre les pieds dans des termes, notions, sommes qu’ils ne maîtrisent que dans les rêves que leur inspirent leurs flagorneries.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je ne compte plus le nombre d’entrepreneurs que je croise qui me raconte la facilité avec laquelle ils obtiennent des prêts personnels à la consommation successifs, auprès d’officines de surendettement, pour en réalité financer leur entreprise. Et ceci justement car le chargé d’affaire entreprise ne veut aider - en disant qu’il ne peut à cause de son comité et prenant par là même la moindre personne ayant travaillé dans une banque pour un idiot. L’on se trouve donc face à des situations d’endettement, ubuesque, terriblement dangereuse - à proscrire par tous les moyens - et triste d’une société de consommation en déni de croissance et d’intelligence.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le faible nombre et la petite taille des agences bancaires dédiées aux entreprises sur le territoire national devrait en faire réfléchir plus d’un. Pourquoi donc y a t il autant d’agences pour particuliers dans nos villes et si peu d’agences entreprises ? Les banques nationales et régionales miseraient-elles plus sur la richesse des particuliers que sur la richesse présente et future des entreprises Françaises - sans faire le lien entre les deux ? En ces temps de quêtes de la croissance disparue - si quelqu’un l’a vue merci de le signaler à la Police, aux dernières nouvelles des hommes d’Etat l’ont égaré quelque part dans le milieu de l’après-deuxième guerre mondiale au siècle dernier -, on pourrait, si on le voulait, s’interroger sur le lien entre investissement des entreprises, rentabilité, croissance des chiffres d’affaires et pouvoir d’achat… Car à défaut de structures de financement adaptées, réparties sur le territoire et représentées par le biais d’hommes et de femmes compétentes aux côtés des entreprises pour les aider, pousser, à la croissance, je crains fort que le fossé ne fasse que se creuser entre le pouvoir d’achat de nos amis Anglais, Allemands, Néerlandais, Danois, etc. Qui, eux achètent en masse aux Arcs 1950 à des agences immobilière tenues par leurs concitoyens pendant que les fils de la vallée ne peuvent même plus s’acheter un appartement dans une sombre banlieue d’Albertville.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Car enfin, pourquoi donc un banquier irait-il s’embêter à apprendre à lire des bilans, comptes d’exploitations, business-model, activités, etc. Pourquoi faire cet investissement puisque l’Etat, c’est bien connu, s’occupe de tout avec OSEO-ANVAR et consort ! Quelques &lt;a href=&quot;Entries/2007/11/25_De_Banques_en_FCPI,_de_Caisse_des_Depots_en_OSEO-ANVAR,_le_Capital_Risque_nexiste_pas_en_France,_et_lentrepreneur_au_bar_de_lunivers_de_lamorcage_traine_de_verre_en_verre%21.html&quot;&gt;FCPI&lt;/a&gt; de ceci, de là, pour défiscaliser et faire bonne figure, une ou deux publicités pour vanter un esprit de je-ne-sais-quoi un peu dynamique, et le tour est joué.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Au final, l’on voit bien que le problème essentiel est que le financement des entreprises, et encore plus des jeunes entreprises, est un marché qui n’intéresse pas les banques. Celles-ci n’investissent pas dans ce domaine, elles n’en ont aucune envie et de surcroît rien ne les y incite, bien au contraire ! L’Etat en se substituant, tant mal plutôt que bien, à ces fondamentaux de la libre entreprise que sont l’investissement et le financement n’a fait que déresponsabiliser les banques, qui n’avaient déjà pas besoin d’aide sur le sujet, et par là même de suicidairement taillader les vaines de la croissance des entreprises. Pourtant, et l’économie de certains de nos voisins le démontre de façon criante, c’est un marché essentiel à l’économie et à la croissance.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une première proposition, outrageusement révolutionnaire, que les banques mettent en place des cours pour que les chargés d’affaires de leurs agences entreprises apprennent à non seulement lire mais aussi comprendre un bilan, et savoir faire la différence entre bilan, compte d’exploitation et trésorerie. Et osons, de recruter dans ces agences d’anciens entrepreneurs ou des personnes ayant travaillé comme Directeur Administratif et Financier dans des entreprises. En résumé, et si les banques commençaient par recruter des personnes ayant une véritable expérience des entreprises et de leur financement ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une deuxième proposition, que les banques étrangères ouvrent massivement des agences entreprises sur le territoire français. Vive l’Europe ! Vive le marché unique! Vite, vite, le marché est là, la clientèle vous attend, la concurrence est faible, tout est à faire!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une troisième proposition, ou l’on voit la encore tout le mal que peut faire à la libre entreprise des structures étatiques de refuge pour responsable mais pas coupable: libéraliser le marché du financement des entreprises en supprimant les fausses vraies solutions de l’ex-BDPME et ex-ANVAR dont on a masqué l’échec cuisant dans une con-fusion pour faire naître OSEO-ANVAR. Si l’Etat doit avoir un rôle, c’est celui de pousser à une forte et libre concurrence des banques européennes dans leurs offres de financement des entreprises, et pour cela point besoin de FCPI, d’OSEO-ANVAR franco-nationale mais bien de libéralisme, de capitalisme, de proximité, de professionnalisme et d’une économie de marché! &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une troisième proposition, une réforme en profondeur du bordereau &lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/histoire/1958/portraits/daily.htm&quot;&gt;Dailly&lt;/a&gt;, institué par une Loi de 1981, et que les banquiers &lt;a href=&quot;http://www.lignedecredit.com/article.php?id=1736&quot;&gt;abhorrent&lt;/a&gt; et qui n’a jamais connu aucun succès. Pour un banquier tout acte de financement de trésorerie ou d’exploitation ne peut être que le signe avant coureur du dépôt de bilan et de l’incompétences de l’entrepreneur - sic. Il n’est nul besoin &lt;a href=&quot;http://www.courrierfinancier.com/2002013101.shtml&quot;&gt;d’affactureur&lt;/a&gt; et d’une pompeuse terminologie franco-franchouillarde de “gestion du poste client“ car le mécanisme est là, il existe. Un “Small Dailly Act”, franco-français, pour obliger les banques à prendre un minimum d’encours sur les comptes de 1er rang, et autoriser les banques à pouvoir défiscaliser la partie de leur PIB réaliser sur la cession Dailly à des PME à condition que ces encours représentent, en permanence, au moins 30 % de leurs encours commerciaux. Oui, je sais… ce serait engraisser des oies déjà bien grasses, mais comme c’est la seule motivation qu’elles comprennent, car n’oublions pas il s’agit de faire boire de l’eau à un âne qui n’a pas soif et une sainte horreur de l’eau !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ultime proposition, mais que n’avons-nous donc un instrument Européen ? C’est vrai, n’oublions pas la &lt;a href=&quot;http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2006:310:0015:01:FR:HTML&quot;&gt;déclaration de Lisbonne&lt;/a&gt; : faire de l'Europe l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique au monde! Un “Dailly” Européen avec le concours du &lt;a href=&quot;http://www.eif.org/&quot;&gt;Fond européen d'investissement&lt;/a&gt; (FEI) et de la &lt;a href=&quot;http://www.eib.org/&quot;&gt;Banque européenne d'investissement&lt;/a&gt; (EIB) qui apporterait leur garantie en utilisant des mécanismes existants ? Remarquons, qu’aujourd’hui strictement *rien* n’empêche un banquier un tant soit peu compétent, innovant et entreprenant de faire appel aux fonds et garantis de l’EIB et du FEI pour monter un tel produit… mais c’est sûrement moins marrant que les sub-primes.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>S’implanter pour ne pas se planter, n’est pas si simple !</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/12/5_Simplanter_pour_ne_pas_se_planter,_nest_pas_si_simple_%21.html</link>
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      <pubDate>Wed, 5 Dec 2007 07:34:49 +0100</pubDate>
      <description>Magazines, radios, entre deux publicités, on en découvre une troisième sur les bonnes raisons d’aller implanter ou créer son entreprise à Trigouilli sur Yapadetrain, sa plage, son église et café du sport, avec financement de la mairie, du département, de la région, de l’état et de la communauté européenne - l’ONU est de mauvaise foi sur cette affaire et refuse de contribuer.  Peut-on sincèrement implanter n’importe quelle entreprise, n’importe où sur le territoire ?&lt;br/&gt;J’écrivais dans un blog précédent des risques de l’entreprenariat, et bien l’implantation géographique est un risque majeur, souvent sous-estimé ou carrément non pris en compte par l’entrepreneur. Il est vrai que se l’entrepreneur a déjà des montagnes à déplacer au quotidien, alors si en plus, il faut qu’il se bouge lui-même ou allons-nous ! Justement, il ne peut aller n’importe où et surtout pas du côté d’ailleurs si celui-ci est nulle part que hors de France ! Quatre facteurs principaux vont influer fortement sur son implantation et ses chances de succès : son réseau, son métier, ses clients, sa famille. La décision sera un compromis entre ces quatre facteurs, un mauvais équilibre, sans être rédhibitoire, aura des conséquences sévères.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le réseau est fondamental, l’on ne saurait trop encourager un entrepreneur à le travailler, à se faire connaître, à - surtout et au combien - apprendre à comprendre, écouter et apprécier les autres, à s’enrichir des connaissances et expériences, à collaborer avec autrui. Se lancer dans l’entreprenariat est difficile, le faire sans un réseau consistant et pluridisciplinaire un handicap de plus. C’est d’ailleurs toute la bêtise d’encourager de gentils petits diplômés à se lancer sans même connaître un vrai commercial, ni expert comptable, mais il faut bien nourrir les fauves et vautours, préservons la diversité, et sacrifions donc quelques agneaux - sic. Bref, le réseau de Papa ou de Maman peut servir mais cela n’est rien en comparaison du réseau forgé sur le terrain avec la force du travail en commun et de solides amitiés. Sans réseau, on ne peut trouver le coup de main qui, là maintenant, permettrait de passer un cap sur un point ou un autre. Sans réseau, on ne peut avoir cette précieuse recommandation de valeur qui permet d’appeler un prospect, non pas à froid - exercice le plus difficile de l’acte de vente -, mais “de la part de”. Sans réseau, on ne peut prendre le coup de pied aux fesses salutaire qui remue les sangs et vivifie les pensées. Et ainsi de suite. Le réseau est vital, mais il faut qu’il soit accessible. Si vous habitez à Brest et que la majorité des contacts qui vous sont utiles sont à Strasbourg, oups ! L’on voit donc bien que l’entrepreneur doit se rapprocher de la partie de son réseau dont il aura le plus besoin - pour aller prendre un verre - de &lt;a href=&quot;http://www.1855.com/vin/10131492/fr/gauby-le-soula-trigone/&quot;&gt;Trigone&lt;/a&gt; s’il vous plaît, merci - et discuter à bâtons rompus. Sur ce sujet, malheureusement les nouvelles technologies, les CCI et autres instances ne peuvent pas grand-chose… si ce n’est que les réseaux ont une fâcheuse tendance à se regrouper dans des zones de compétences, comme par ces temps de vents forts, certains avocats agrippés aux ruelles chics des alentours des Palais - les tribunaux c’est pour le justiciable ! Il faut donc, idéalement, se positionner globalement - stratégiquement - à proximité de point fort de son réseau et tactiquement a proximité d’un centre de compétence multidisciplinaire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Certes, la Creuse est un joli département que l’on traverse sur des routes Nationales et parfois Départementales - n’en déplaise à feu &lt;a href=&quot;http://www.youtube.com/watch?v=WoTNn1fMVAA&quot;&gt;Jean Yanne&lt;/a&gt; - mais pour recruter un ingénieur en mécanique des fluides expérimentée dans les micro technologies en milieu visqueux, il y a sans doute des endroits plus facile ! Il faut aussi tordre le cou à ces préjugés du XIX siècle que, Paris - centre du monde et qui fait l’honneur d’accepter LA province dans la République de France - on trouvera tout pour tout faire. Pour notre ingénieur en mécanique vous aurez plus de chance à Besançon qu’à Paris ! Le mythe Parisien s’effondre sur lui même - s’il en avait besoin car c’est un facteur de déséquilibre économique national majeur - lorsque l’on considère les temps de trajets délirants de banlieue à banlieue, les coûts ahurissants dont celui de la vie, l’impossibilité d’acheter une brioche avec son café avant 9h dans le 9ème arrondissement en semaine - pour la France de Paris, je rappelle qu’en Province on travaille avant 9h -, les syndromes post-80 du snobisme des petits cadres médiocres du rentrer tard pour faire croire que l’on travaille au mépris de sa famille et de ses collaborateurs qui eux travaillent depuis 9h, et la honte de l’aéroport CDG qui fait croire à des millions de touriste que de Gaulle était un clochard - pfew et encore je me retiens ! Je digresse. L’entrepreneur doit se rapprocher de ses confrères et concurrents, il faut être proche de ses amis et très proche de ses concurrents pour reprendre un conseil de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Sun_Tzu&quot;&gt;Sun Tzu&lt;/a&gt;. Les Japonais ont bouleversé l’industrie automobile, par l’invention d’une nouvelle organisation de la logistique, en juxtaposant les usines des différents fournisseurs à celle du constructeur. La Silicon Valley depuis l’inception de Hewlett-Packard, avant la seconde guerre mondiale et de surcroît sans aide d’OSEO-ANVAR, est devenue un phare des nouvelles technologies, magma multiculturel et interdisciplinaire nourri de la magie des rêves “L’Ouest” - la frontière - et où tout se touche, se côtoie, s’échange. Stratégiquement il faut donc se rapprocher d’au moins un de ses principaux concurrents, d’une part pour bénéficier du potentiel de talents que la proximité créera, d’autre part pour que le gagnant puisse facilement racheter l’autre dès que cela fait du sens. Tactiquement et à défaut, il faut se positionner à proximité de zone d’efficacité, si, par exemple, vous comptez construire des bateaux vous serez mieux au bord de l’Océan à St Gilles Croix de Vie comme Béneteau qu’au fond de la pampa Vendéenne comme Jeanneau - &lt;a href=&quot;http://www.lefigaro.fr/actubourse/20071017.FIG000000190_les_chantiers_beneteau_font_la_regate_en_tete.html&quot;&gt;Béneteau a fini par racheter Jeanneau&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les clients, un critère de poids car sans client point d’aventure, point de chiffre d’affaires. Le client a cette fâcheuse habitude de ne pas trop se déplacer, et d’attendre que les fournisseurs viennent lui faire la cour dans leurs plus beaux atours et démonstrateurs que leur inspire leur génie créatif. C’est donc idiot, mais il faut aller chez le client. Sic. Pour ce faire, et selon une logique tout aussi implacable que Chabal lancé comme un taureau, il est nécessaire de se déplacer et là nous entrons dans le problème des transports et des distances. La première bêtise de l’apprenti en Entreprenariat mais aussi des engoncés du conformisme de la pensée parisienne, vous diront que les clients sont forcément à Paris. Point de salut, donc, faites vos valises pour la banlieue grise de votre choix et faites la tête concassée dans votre métro du matin. Foutaise, il n’en est rien ! D’une part, La France n’est pas un marché, seule l’Europe l’est. Rappelez-vous, le fameux traité de Rome, la Communauté Européenne, le Marché Unique, cela vous dit sûrement quelque chose? L’entrepreneur doit donc s’installer dans une zone ou il va pouvoir répartir son risque sur, au moins, deux économies européennes. Il pourrait se contenter de la croissance parisienne, mais à moins de 2 % franchement, il y a mieux à sa porte et avec faible risque de prise d’otage par les aristocrates des transports spéciaux. Les couples sont simples à choisir entre France, Allemagne, Belgique, Suisse, Espagne et Italie - l’Angleterre est comme toujours une Île à part. En résumé, est à proscrire, sauf forte spécificité de l’activité, toute position à plus de deux heures par un moyen simple et efficace de transport d’un pôle de clients suffisant. Un  moyen simple et efficace évidemment exclue totalement l’avion car deux heures est le strict minimum entre le départ du domicile et la fin hypothétique de l’embarquement sur Air Chance. Idéalement, l’entrepreneur doit pouvoir sauter dans sa voiture et être dans une grande ville économique d’Europe - Paris exclus - en 1 heure, au choix : Genève, Milan, Bruxelles, Barcelone, etc. En appliquant cette règle, on comprend une des raisons fondamentales de l’échec de Sophia-Antipolis, au fin fond de la Province qui sent le pastis et le camping, ou l’entrepreneur se fait plumer ses “cost of sales” par des compagnies aériennes couardes, mais bénéficie certes d’un teint halé toute l’année. Quant à Paris, centre du monde de la circonférence de la centralisation en point unique du modèle Franco-Français, il faut pouvoir s’y rendre, comme tout à chacun. Ce sera donc en TGV et ceci impérativement en moins de 3h - grève partisane de cheminots exclus qui, d’ailleurs, feraient bien de faire un stage de conduite de poids lourd international de 2000 km, sur autoroute mouillée et dortoir sur aire de repos, histoire de comprendre le vrai sens du mot pénibilité. Donc, je disais, moins de 3h, car Il faut pouvoir faire un aller/retour avec Paris dans la journée et 3/4 rendez-vous pour rentabiliser le tout. L’on se rend compte ainsi du miracle réalisé pour que Toulouse, qui avec ses Trains qui pourraient rouler à Grande Vitesse si l’Etat le voulait bien, loin de tout centre Européen, ait réussi à garder Airbus. Et l’on ne compte plus les cierges déposés dans les chapelles des aéroports entre deux heures de retard dudit Airbus. Voilà donc, il faut être proche de ses clients, et surtout avoir des clients sur plusieurs économies - vive la zone Euro mais l’on accepte aussi le franc suisse, the pounds et la couronne.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’entrepreneur, carte IGPN déployée sur la table de la cuisine, boite de punaises en main - rouge pour les prospects et jaune pour son réseau - dresse sa carte à la recherche de l’implantation idéale. Mais voilà, ceux qui l’aiment - vraiment, sincèrement, pas les autres qui font semblant depuis parfois longtemps par intérêt comme l’oiseau pic boeuf vis-à-vis de l’animal dont il se nourrit - ont aussi leur vie et leurs contraintes. On ne peut vivre sans équilibre et la famille doit être un phare dans les jours sombres ou tumultueux et l’étoile des jours heureux. Les enfants ont besoin de leur entrepreneur de parent, et lui forcément immensément plus. Oui, il faut savoir remiser une idée et non se jeter dans un enfer de rythme de vie parce que les clients, les contacts, les fournisseurs, sont loin. Car ce sera un enfer de courte durée et à la fin hasardeuse. Soyons clairs, l’âpreté de l’entreprenariat n’est en rien une cause de difficulté familiale obligatoire - autre stéréotype de comptoir d’inepties en mal de prévision météo - car il y a plus de cadres, de VRPs, de policiers, de commis de cuisine, ou de chauffeurs de camions qui sont absents, fatigués d’heures et abrutis de stress de travail, au détriment de leur famille, que d’entrepreneurs en France. Un entrepreneur a certainement une liberté d’organisation que peu de salariés ont et qui permet de trouver un équilibre nettement meilleur face à des contraintes de charges de travail. Surtout, il ne faut pas déménager tout en décidant de s’associer avec sa compagne, - ce doit être dans tout Top 5 des plus gros risques -, car c’est une combinaison explosive… la contorsion de la discussion professionnelle avec un fort affect est une recette idéale pour un échec cuisant au goût amer prononcé - ne trouvant aucun vin pour accompagner ce plat on se reportera sur du Jack Daniels. Ainsi, le bon choix, le compromis, sur la localisation permettra d’instaurer le rythme et l’équilibre nécessaire, indispensable, à une vie de famille. Certes, et comme toujours pour trouver un équilibre, il faut que tous le veuillent, et là nous refermerons doucement la porte des parties privatives.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Revenons-en à ces réclames hurlantes pour la région DeTroy ou il faut absolument s’implanter témoignage de l’entrepreneur Lanfeust à l’appui - c’est comme le scientifique de pacotille qui témoigne en blouse blanche dans les pubs de dentifrice. La France et chaque région doivent avoir une politique d’implantation qui reflète réellement son potentiel et ses atouts. Ainsi implanter un pôle de compétences sur les nouvelles technologies dans une zone géographique qui ne correspond pas au moins aux critères métiers et clients décris est une gabegie - que l’expérience prouve qui pis est. Ainsi si l’on dessine une carte de France, il faut focaliser les investissements sur les départements bien situés comme par exemple l’Alsace qui avec le TGV Nord-Est et l’Allemagne, Mulhouse et la proximité de Bâle et de la Suisse, le bassin de Savoie et de l’Ain qui entoure Genève et à proximité de Turin, Lille entre Bruxelles et Paris, etc. Mais que faire des autres villes, me demanderez-vous ? Et bien, en cercle concentrique des industries de support et de sous-traitance des pionnières qui aux frontières exportent et croissent. Paris en centre administratif, et des capitales économiques fortes en plusieurs points du pays. Car enfin cherchons, quel pays du G8 a centralisé l’économique et l’administratif en un seul lieu - afin de faciliter le travail de l’arrêt de travail pour intérêts totalement spéciaux sans doute ?  Aussi, il ne faut pas oublier que les 1ères industries de France sont le tourisme et l’agroalimentaire… il y a donc de quoi faire pour tous, même pour la Creuse. Il vaut mieux que les Girondins investissent dans les technologies de la vinification, le marketing du tourisme, l’hôtellerie, etc. que dans les nano-technologies qui seront nettement mieux à cuire dans la cuvette grenobloise loin de tout, laissant ainsi nos amis européens se développer et travailler en paix.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une première proposition est de remplacer OSEO-ANVAR, bidule qui ne sert à rien et dont l’inefficacité patente n’est plus à démontrer, par des structures régionales autonomes et laisser ainsi chaque région développer les programmes qui correspondent à leur potentiel - prenons exemple sur le &lt;a href=&quot;http://www.bbt.admin.ch/kti/index.html?lang=fr&quot;&gt;CTI&lt;/a&gt; helvéte. L’on pourra garder une structure nationale, histoire de coordonner un peu et préserver quelques agapes pour nos ENArques qui sans centralisation à outrance devraient s’en aller dans les Provinces de l’Île de la France comme des vulgaires Préfets.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une deuxième proposition est d’utiliser l’atout français qu’est le TGV - nous en avons si peu il ne faut pas renâcler - et d’être volontariste en rapprochant ad minima Toulouse, Brest, Bordeaux, Nice, Chambéry, Perpignan de Paris par des tracés rapides. De fortifier le réseau direct rapide entre les capitales des régions et à l’occasion finir de détruire l’aéroport CDG pour rebâtir un véritable aéroport international - on pourrait demander à de vrais architectes de travailler sur le dossier pour une fois ? - avec, osons, cerise sur le gâteau, une liaison directe en centre ville qui ne soit pas une ligne RER mal famée et non fiable. Et enfin après Thalys et Eurostar de s’occuper de Madrid, Milan, Turin, Stuttgart, Francfort, Bâle, etc. Le TGV est un fer de lance incroyable, une machinerie logistique puissante, dommage qu’elle soit à la coupe d’égoïstes profiteurs qui feraient mieux de relire &lt;a href=&quot;http://pagesperso-orange.fr/michel.onfray/5annee06mars07.htm&quot;&gt;Owens&lt;/a&gt; et les &lt;a href=&quot;http://www.lours.org/default.asp?pid=100&quot;&gt;discours&lt;/a&gt; de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s&quot;&gt;Jaurès&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>De Banques en FCPI, de Caisse des Dépôts en OSEO-ANVAR, le Capital Risque n’existe pas en France, et l’entrepreneur au bar de l’univers de l’amorçage traine de verre en  verre !</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/11/25_De_Banques_en_FCPI,_de_Caisse_des_Depots_en_OSEO-ANVAR,_le_Capital_Risque_nexiste_pas_en_France,_et_lentrepreneur_au_bar_de_lunivers_de_lamorcage_traine_de_verre_en_verre%21.html</link>
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      <pubDate>Sun, 25 Nov 2007 19:29:02 +0100</pubDate>
      <description>Reprenons notre souffle, respirons, le Rubicon est là, la frontière, le point de non-retour. Chers lecteurs, malgré quelques raccourcis, c’est un blog un plus technique que mes précédents - désolé -, qui va vous affranchir de votre innocence et niaiserie sur le “Capital Risque” à la française. Passé cette frontière, point de retour pour vous, encore moins pour moi. Alea jacta est. Je vais devoir déposer ma demande d’asile politique et renoncer à jamais aux petits-fours de mondanités parisiennes!&lt;br/&gt;La triste vérité est que la France ne possède pas d’industrie, et encore moins d’artisanat ou d’orfèvrerie, du “Capital Risque”. Vous m’en voyez désolé. Par contre La France est le seul pays au monde à pouvoir bomber le torse d’avoir inventé LA nouvelle taxe du XXème siècle - à savoir &lt;a href=&quot;http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2004/tva.htm&quot;&gt;la TVA par l’Inspecteur des Finances Lauré&lt;/a&gt; qui fut aussi Président de la banque Société Générale - dispose &lt;a href=&quot;http://www.votreargent.fr/sicav/fichespratiques/dossier.asp?ida=372&quot;&gt;Fonds Commun de Placements à Risques&lt;/a&gt; (FCPR) et Fonds Commun de Placement dans l’Innovation (&lt;a href=&quot;http://www.boursorama.com/investissez/fcpi/cour_catego.phtml&quot;&gt;FCPI&lt;/a&gt;). Ces fonds ne sont plus ni moins que des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/OPCVM&quot;&gt;OPCVM&lt;/a&gt;, ou plus vulgairement des SICAV.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;En très légèrement simplifié, le chargé de clientèle de l’agence de la Banque du Coin de la Rue va convaincre un gentil père de famille d’acheter - pardon, excusez-moi suggérer d’investir en pleine connaissance - dans un Fond Commun de Placement pour l’avenir de ses enfants, la grandeur de la France et pour grappiller quelques euros d’épargne défiscalisée. Notre bon père de famille souscrit donc quelques parts de ce fameux fond pour quelques centaines d’euros de son bas de laine. Et voilà, nos fameux es Apprentis Capitaux Risqueurs avec des euros à investir… Tout Venture Capitalist américain qui sue peau et os pour lever des millions de dollars et engager sa responsabilité personnelle, risquer la faillite si ses investissements ne sont pas les bons ne peut-être qu’à genoux devant le système « à la Française », comme on l’écrit dans le &lt;a href=&quot;http://themedium.blogs.nytimes.com/2007/05/02/et-voila-le-video/&quot;&gt;New-York Times « voilà! »&lt;/a&gt; . Ah, si seulement les Américains avaient nos Inspecteurs des Finances et nous leur taux de croissance !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Les FCPR ont été institués par la &lt;a href=&quot;http://observatoire.ism.asso.fr/?frame=bibliotheque_electronique/index.php?frame=/bibliotheque_electronique/dossier_info_i7.html&quot;&gt;Loi du 3 janvier 1983&lt;/a&gt;, soit deux ans après l’élection du Président Mitterrand. Et oui, ce sont des réformes de gauche et non de droite, zut! Notez bien, cela fait donc plus de 20 ans que ces mécanismes existent. Un FCPR est un fond commun de placement utilisé pour financer des sociétés non cotées. Les FCPR bénéficient d’un régime juridique et fiscal incitatif - sic. Ainsi l'actif d'un FCPR doit être composé pour 50% au moins de sociétés européennes non cotées - donc n’importe quoi du moment que ce n’est pas coté sur Euronext ou Alternext ou ailleurs et 50% de tout ce que l’on veut du CAC 40 ou d’ailleurs. Les FCPR et leurs gentils souscripteurs bénéficient d'avantages fiscaux :  le FCPR n'est pas soumis à l'impôt ; les revenus (plus-values et dividendes) perçus par le souscripteur et provenant de parts de FCPR conservées cinq ans sont exonérés d'impôts.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Résumons, un FCPR est un excellent alibi à l’innovation. Vous récoltez 100 euros via un réseau d’agence de banques, vous investissez 50 euros dans une entreprise non cotée européenne. Lisez bien : non cotée et européenne. Le maçon du quartier est non coté, un leader mondial comme &lt;a href=&quot;http://pdf.forbes.com/media/pdfs/04globalprivates.pdf&quot;&gt;IKEA&lt;/a&gt; est non coté, tout comme &lt;a href=&quot;http://pdf.forbes.com/media/pdfs/04globalprivates.pdf&quot;&gt;SAS&lt;/a&gt; et &lt;a href=&quot;http://pdf.forbes.com/media/pdfs/04globalprivates.pdf&quot;&gt;tant d’autres&lt;/a&gt;. Vous y ajoutez une grosse dose, 50%, de groupes cotés comme l’Oréal, AXA, etc … Et « voilà !» un fonds à risque pour le développement de l’innovation. Magique, non? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Maintenant pour inciter à l’innovation, et faire grimper le score dans les prochaines statistiques de l’INSEE et de l’OCDE, nous allons remplacer notre père de famille par la Caisse des Dépôts et Consignation (alias CDC) et OSEO-ANVAR. Et oui, vous trouverez des FCPR/FCPI souscrits à 100% par ces deux comparses de la farce du capital risque à la française. Notre chargé de clientèle de la banque n’est pas assez efficace, il faut donc que l’Etat industrialise ce système! Et voilà donc un nouveau truchement du vrai-faux financement public de structures privées. Résumons, je crée le fonds de Capital Risque Français “OSONS”, Monsieur &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Pierre_Elkabbach&quot;&gt;Elkabbach&lt;/a&gt; pourra être administrateur, en déposant un nouveau FCPR. La CDC souscrit - euphémisme financier pour achète - 51% des parts et OSEO-ANVAR prend les 49% restant. Nous avons donc un Capital Risqueur privé qui vit avec ses confortables “managing fees” ou frais de gestion annuel  - indépendamment de toute performance du dit fond évidemment - et voilà donc salaire somptueux, locaux place de la Madeleine ou autres banlieues bienséantes. Honnêtement le système est absolument génial, et le monde entier nous envie cette ingénuité!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Revenons aux gestionnaires de fonds. Ils prélèvent annuellement un pourcentage du montant géré pour leurs frais de gestion, les fameux “managing fees”. Quelques pourcents de centaines de millions d’euros, des miettes... Pour faire bonne figure et parce que - Mon bon Monsieur vous comprenez, les bons dossiers sont difficiles à trouver - une prime proportionnelle ou non aux investissements réalisés et voilà, mieux que le Loto. Et le tout, sans aucune forme de risque personnel ! Franchement, le monde entier nous envie, mais la France rame en dessous des 2% de croissance, comprend qui pourra car entre les FCPI/FCPR ou la TVA la France innove!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Sous couvert d’éviter que les FCPI/FCPR n’investissent dans n’importe quoi, l’on a rajouté une cerise sur le gâteau, la labellisation - payante, j’insiste - d’OSEO-ANVAR. Une jeune entreprise, sans le sous puisque justement elle en cherche, va donc devoir passer plusieurs semaines à bûcher un dossier, faire un chèque non remboursable de 3500 euros à OSEO-ANVAR - cela tombe bien elle avait justement du cash dont elle ne savait pas quoi faire-, passer des semaines encore à suivre son dossier en instruction pour finalement obtenir son label, sésame qui permet au FCPI/FCPR d’investir dans la société. Là encore c’est un mécanisme subtil, personne ne saurait réprimander un gestionnaire de fonds d’avoir investi dans une société - rendez-vous compte Monsieur - labellisée par OSEO-ANVAR. Certes, l’entrepreneur pourrait utiliser ce précieux temps et le peu d’argent sur son produit et ses clients mais ce serait là une attitude indigne face à ses gestionnaires de fonds qui décidément ne trouvent pas de bons dossiers à financer!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ah, Oui! J’oubliais la &lt;a href=&quot;http://www.oseo.fr/aides-entreprise/sofaris.htm&quot;&gt;SOFARIS&lt;/a&gt; &amp;amp; Co! N’oublions pas, la première règle de l’investissement : ceinture, bretelle, parachute et air-bag. Le gestionnaire de fonds - excusez-moi de nouveau Capital Risqueur - aura la bonne intelligence de déposer une garantie - assurance - SOFARIS auprès d’OSEO-ANVAR. Faut pas rigoler, son fond pourrait perdre de l’argent donc au moins avec la garantie il récupère son investissement. Mais dites-moi, si OSEO-ANVAR souscrit 49% d’un fond et se porte garantie pour les investissements fait par le dit fond… cela veut dire 99%… Wouah! Franchement les petits rigolos de la Silicon Valley, les &lt;a href=&quot;http://www.kpcb.com/&quot;&gt;Kleiner Perkins&lt;/a&gt; et autres &lt;a href=&quot;http://www.humwin.com/&quot;&gt;Hummer &amp;amp; Winblad&lt;/a&gt; ou &lt;a href=&quot;http://www.sequoiacap.com/&quot;&gt;Sequoia&lt;/a&gt; feraient bien d’en prendre pour leur grade de “Venture Capitalist”!&lt;br/&gt;Dernier point, pour compléter le tableau, l’introduction en bourse ou ‘&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Initial_public_offering&quot;&gt;IPO&lt;/a&gt;’ cela va mieux avec le champagne. Voilà maintenant plus de 5 ans que notre gestionnaire de fonds - j’ai du mal, pardon - traîne un investissement dans son portefeuille, une société innovante qui comme tant d’autre ne décolle pas, plafonne entre 1 et 5 millions d’euros de chiffre d’affaires - nous parlerons des raisons une autre fois. Que faire de cette ligne, de cet investissement, comme faire un TRI (Taux de Retour sur Investissement) non nul ? Et bien, une introduction sur un second marché comme Alternext par exemple. La société devient alors cotée, et donc tous les FCPI/FCPR de Paris peuvent acheter des actions au titre de leurs investissements cotés. Main droite, main gauche, pfff, et voilà! Grandiose!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais que faire de tout cet argent récolté par les FCPR/FCPR? De verre en verre, sur les comptoirs dorés de l’univers du capital, les gestionnaires de fonds se lamentent sur le fait qu’ils ne trouvent pas de bon dossier à financer, si, si, c’est très triste. Franchement, avec une mécanique de financement aussi sophistiquée, plusieurs milliards d’euros à investir, ils ne sont pas aidés les pauvres. Oui, ils n’ont décidément pas les entrepreneurs qu’ils méritent ! Et donc, tristement et avec le râlement convenu de la CDC lors de son séminaire annuel, des 50% à investir dans des entreprises non cotées, de l’ordre de &amp;lt;chut - ce nombre est un secret d’état&gt;% est investi et le reste dors en SIVAC de trésorerie. C’est le cadavre dans le placard, celui dont il ne faut pas parler.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La proposition est simple, l’abrogation immédiate des FCPR/FCPI avec le rappel des fonds non investis. Regardons le résultat de 20 ans de FCPI/FCPR : pas un Skype, pas un Google, pas un Yahoo, pas un Dell, mais ou est donc la société du CAC40 à plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaire issus de ces 20 années d’investissement effrénés dans l’innovation par les FCPI/FCPR ? Le Capital Risque français, s’il doit exister - et c’est une vrai question - doit reposer sur des bases saines et honnêtes et ne pas être un succédané de produit bancaire. Il faut remplacer les Gestionnaires de fonds communs par de véritables “Partners” qui engagent leur responsabilité sur leurs investissements et dont la rémunération ne dépend strictement que des résultats du fonds. Du véritable Capital Risque, soit la France en est capable soit elle n’en est pas. &lt;br/&gt;De surcroît, un meilleur mécanisme existe, depuis peu certes, il s’agit des &lt;a href=&quot;http://www.apce.com/index.php?carac=83&amp;pid=198&amp;cid=41677&quot;&gt;Sociétés de Capital Risque&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
    </item>
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      <title>“Le pays a besoin de jeunes entreprises courageuses”, plus exactement la confederation helvetique</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/10/9_Le_pays_a_besoin_de_jeunes_entreprises_courageuses,_plus_exactement_la_confederation_helvetique.html</link>
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      <pubDate>Tue, 9 Oct 2007 22:54:27 +0200</pubDate>
      <description>Petit intermède d’intelligence économique: que font nos voisins.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&amp;lt;&amp;lt;&lt;br/&gt;De l’innovation, de la créativité et suffisamment d’audace pour prendre des risques: voilà des ingrédients décisifs pour l’avenir de la Suisse. Ils sont le moteur du renouvellement permanent et de la mutation structurelle de notre économie. C’est grâce à eux que se créent de nouveaux emplois. Ils nous permettent d’assurer la présence à long terme de la Suisse dans la compétition internationale. Les PME et le startups ont un rôle essentiel à jouer: elles mettent de nombreuses innovations en pratique et parviennent à les commercialiser avec succès.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais à une époque qui vit à cent à l’heure, cela ne suffit pas. De même qu’il ne suffit pas que la Suisse, grâce à sa recherche de pointe, se trouve en excellente position de départ. Et il serait suicidaire de se contenter de notre réputation de pays aux nombreux prix Nobel et brevets d’inventions. Nous avons besoins d’hommes et de femmes courageux, formés à bonne école et développant de brillantes idées commerciales. Des femmes et des hommes prêts à s’embarquer dans l’aventure que constitue toute entreprise, à affronter la concurrence et à concrétiser intelligemment leurs idées sur le marché. L’agence fédérale pour la promotion de l’innovation &lt;a href=&quot;http://www.bbt.admin.ch/kti/index.html?lang=fr&quot;&gt;CTI&lt;/a&gt;, au travers de ‘&lt;a href=&quot;http://www.venturelab.ch/fr/home.asp&quot;&gt;venturelab&lt;/a&gt;’, leur offre un soutien précieux. Avec l’initiative ‘venturelab’ et en étroite collaboration avec les hautes écoles, les jeunes entreprises novatrices bénéficient de modules de formation sur mesure. Car en plus du courage nécessaire pour franchir le pas vers un avenir souvent incertain, il faut bagage suffisant pour mettre sur pied une entreprise et la conduire vers le succès. Des initiatives telles que ‘venturelab’ permettent que d’excellents résultats de recherche trouvent plus souvent une niche sur le marché sous forme de produits bien conçus. C’est ainsi que naissent de nouvelles entreprises novatrices qui proposent des emplois intéressants et d’avenir. Nous souhaitons ériger les fondements d’une véritable culture entrepreneuriale grâce à une offre qui couvre toute la Suisse. Et ‘venturelab’ est en bonne voie.&lt;br/&gt;&gt;&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Doris_Leuthard&quot;&gt;Doris Leuthard&lt;/a&gt;, Conseillère Fédérale Suisse</description>
    </item>
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      <title>A l’aventure, compagnon ! Et si certains arrêtaient d’insidieusement confondre création d’entreprise et entreprenariat ? L’Entreprenariat est une aventure, l’entrepreneur un aventurier professionnel !</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/9/19_A_laventure,_compagnon_%21_Et_si_certains_arretaient_dinsidieusement_confondre_creation_dentreprise_et_entreprenariat_LEntreprenariat_est_une_aventure,_lentrepreneur_un_aventurier_professionnel_%21.html</link>
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      <pubDate>Wed, 19 Sep 2007 09:11:07 +0200</pubDate>
      <description>Bonjour ma hargne, coucou mon courroux  et mes idées … Avé !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Engagez-vous, engagez-vous, qu’ils disaient ! La &lt;a href=&quot;http://www.insee.fr/Fr/nom_def_met/definitions/html/creation-entreprise.htm&quot;&gt;création d’entreprise&lt;/a&gt; est aussi simple que de monter un meuble Ikea, en 5 étapes, qu’ils disaient ! Vive &lt;a href=&quot;http://www.apce.com/&quot;&gt;l’APCE&lt;/a&gt; !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je suis sous le choc, “&lt;a href=&quot;http://www.apce.com/cid62541/monter-son-entreprise-en-5-etapes.html&quot;&gt;Monter son Entreprise en 5 étapes&lt;/a&gt;” placardé à travers toute la ville, et avec guide de montage simplifié et illustré sur papier glacé ? L’enlèvement des marchandises est derrière la Chambre de Commerce et d’Industrie en face du panneau de publicité de l’Ecole de Management - anciennement Ecole de Commerce, comprend qui pourra -, juste là où c’est écrit “Master en Entreprenariat” ! Finalement les bonnes vieilles méthodes de La Royale - celle des voiles, des canons et des Océans aventureux - sont toujours d’actualité pour recruter une armée, puis l’envoyer à la boucherie pour le bon plaisir de la réussite, proclamée d’avance, de la politique du Prince. Certes le fut de rhum est remplacé par une propagande moderne. Les tavernes des ports ont été remplacées par la foire ou le salon de l’entrepreneur, c’est plus facile pour racoler le chaland, et les recrutés savent signer de leur nom. Mais la méthode est la même, descendre en ville pour recruter, coûte que coûte, sans autre forme de discernement et avec la négation coupable des risques pris par la nouvelle recrue. Oh, certes, dans le lot on arrivera sans doute à en trouver un ou deux qui feront carrière mais là n’est pas l’objectif. A l’aventure, compagnon…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Mais quel est donc le but de ce vil merchandizing ? L’entreprenariat est-il si peu sérieux, si facile, si simple et si peu risqué que l’on peut comme un sac de riz le porter sur l’épaule, façon Kouchner, à la sortie du bateau avant de le lancer à une population affamée de réussite sociale et d’emploi ? Est-il donc suffisant de créer une entreprise pour devenir entrepreneur ? Suffit-il de créer des entreprises à la tonne pour générer de la croissance et des emplois ? Quel est l’objectif non avoué de ces recruteurs indigents aux méthodes d’un autre âge ? Dénicher les hommes et les femmes de valeur, capables de bâtir les entreprises de demain ou simplement d’atteindre le contingent de nouvelles recrues fixé par l’Amiral pour sa prochaine campagne ? Faut-il y lire le profond désarroi d’une politique et d’officines publiques incapables d’appréhender les notions fondamentales de l’entreprenariat que sont le libéralisme, la libre entreprise, l’aventure et le professionnalisme, où la désolante vacuité de ces boutiquiers de la création d’entreprise désireux de conserver leurs emplois, maintenir les budgets publics ou de développer leur chiffre d’affaires ? &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Que dirait-on si la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9gion_%C3%A9trang%C3%A8re&quot;&gt;Légion Etrangère&lt;/a&gt;, la fédération française de ‘&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Base_jump&quot;&gt;base jump&lt;/a&gt;’ ou le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vend%C3%A9e_Globe_Challenge&quot;&gt;Vendée Globe Challenge&lt;/a&gt; s’amusaient à ce genre de pratique de recrutement ? Même Air Dernière Chance a l’honnêteté de vous dire que prendre l’avion c’est prendre un risque. Quant à lui, le futur entrepreneur de foire - jeune de préférence, il est encore plus naïf - ne doit surtout pas savoir ce qui l’attend vraiment, il faut juste qu’il signe et peu importe le reste. Il a son petit guide, en 5 étapes pour partir à l’aventure, le quota de nouvelles entreprises est atteint, les pépinières sont pleines et cette politique est un succès régional et national!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une politique publique de l’entreprenariat ne peut être de maintenir un flot constant de recrues, à l’expérience bigarrée et bardé d’un paquetage parfois intelligent mais souvent inutile, que l’on jette à l’aventure comme des GIs sur une plage de Normandie par un petit matin frais de Juin à la recherche du soldat Croissance. Le seul résultat que l’on obtiendra est le dénigrement des valeurs de l’entreprenariat, et une société encore plus effrayée après un tel  - pardonnez-moi l’expression, je suis en colère - ‘couillonage’. Certes, ce flot, artificiel mais soutenu, alimentera de belles statistiques sur la création d’entreprise, et c’est malheureusement bien là le seul et unique &lt;a href=&quot;http://creation-entreprise.insee.fr/&quot;&gt;objectif&lt;/a&gt; voulu, désiré et mesuré de cette politique. Quant à créer des emplois, de la croissance et de la valeur, c’est un autre problème !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La création - et encore plus la reprise - est une activité A RISQUE, je répète A RISQUE. Il ne faut pas avoir peur de le dire - une dernière fois donc, A RISQUE. Sur la proposition d’informer en gros et en gras les recrues de cette vérité, une fonctionnaire territoriale, pimpante de son ignorance totale du secteur privé -sic-, me disait encore il y a peu, “Ah mais non! Ne surtout pas en parler! Ils vont avoir peur et nous aurons moins de création!”. Alea jacta est. Nous reparlerons de ces risques en détail une prochaine fois, mais pour se lancer dans l’entreprenariat il faut oser surmonter ses peurs et apprendre à maîtriser les risques de ce beau métier. Un entrepreneur est un aventurier professionnel comme &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Poupon&quot;&gt;Philippe Poupon&lt;/a&gt; qui part autour du monde sur son voilier, &lt;a href=&quot;http://www.jclafaille.com/&quot;&gt;Jean-Christophe Lafaille&lt;/a&gt; à jamais sur un sommet de l’Himalaya, ou encore &lt;a href=&quot;http://www.paulemilevictor.fr/&quot;&gt;Paul Emile Victor&lt;/a&gt; avec son traîneau sur les pôles. Si tant de chefs d’entreprise font du ‘sponsoring’ de défis sportifs, c’est peut-être surtout parce qu’ils y retrouvent des valeurs qu’ils connaissent et apprécient. Tout le monde peut-il s’aventurer à gravir un sommet à 6000 mètres ou affronter l’Océan Pacifique sans escale ? Mais bien sûr, vite un petit guide, en 5 étapes…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Première proposition - pour rire, quoique ? - avec le petit guide en 5 étapes, il faut offrir le &lt;a href=&quot;http://www.penofchaos.com/warham/download/&quot;&gt;mp3 (gratuit)&lt;/a&gt; de cette délicieuse et délicate balade de nos amis de &lt;a href=&quot;http://www.penofchaos.com/warham/donjon.htm&quot;&gt;Naheulband&lt;/a&gt;, ”A l’aventure, compagnon” :&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;”A l'aventure, nom d'un chien, &lt;br/&gt;J'irai plus faire le malin, &lt;br/&gt;J'aurais mieux fait de rester chez moi, &lt;br/&gt;A faire des chaises en bois!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L'histoire était finie et j'ai voulu rentrer chez moi. &lt;br/&gt;En courant sous la pluie, boitant comme un vieux rat. &lt;br/&gt;Cherchant pour une auberge, une paillasse et un cruchon. &lt;br/&gt;Je me suis dit “l'aventure c'est pas fait pour les couillons”.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Plus sérieusement, le mécanisme public d’incitation à la création d’entreprise doit être un véritable encouragement, honnête, franc du collier à l’entreprenariat. Son objet est de faire en sorte que des entreprises d’avenir se créent, se développent et fassent exploser l’emploi et la croissance, et pour cela il faut trouver - sélectionner, ouch ! - ceux et celles qui ont la fibre, la capacité, l’envie et la passion de devenir des aventuriers de l’entreprenariat avec tout le professionnalisme, la rigueur, l’âpreté de l’entraînement et les exigences de cette fantastique aventure humaine mais aussi les risques considérables qu’elle comporte. L’idée et le projet sont totalement secondaires, un entrepreneur cherchera le bon défi. La création d’entreprise est un effet, une conséquence et non une cause - profitez-en pour relire Leibnitz. Il faut donc cesser ce racolage obscène sur voie publique, et d’une part, présenter l’entreprenariat comme une activité à risque, réellement, avec le témoignage de ceux qui ce sont plantés violemment, qui ont parfois pansé leurs plaies et pour certains sont remontés au front pour finalement vaincre. D’autre part, s’appuyer sur des entretiens et un accompagnement focalisés non pas sur le projet ou l’idée mais bien sûr les capacités de la personne. Par capacités, je ne parle pas seulement de niveau d’étude - concept cher à ce pays, un sans diplôme peut faire un meilleur entrepreneur qu’un HEC, d’ailleurs HEM c’est pour quand ? - mais de vraies capacités humaines, de volonté et de force. Enfin, et surtout, envoyer tout aspirant entrepreneur faire ses classes avec d’autres entrepreneurs pour découvrir et apprendre le métier, ses risques et ainsi développer un véritable compagnonnage. L’entrepreneur ainsi formé et aguerri ira alors en aventurier professionnel chercher un premier défi, projet, qui lui convient.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Entrepeneurs, Entrepreneuses ! Compagnons, Compagnonnes ! Unissons-nous, pour accueillir dans nos murs ceux et celles qui veulent apprendre ce métier et qu’ à leur tour se lancent dans cette fabuleuse aventure et sachons les accompagner jusqu’à ce que le succès croise leur chemin. C’est en partageant nos connaissances, nos expériences, notre expertise que nous changerons, peut-être, à la longue, la société Française. Mais surtout ne laissons pas ces marchands de pacotilles en management, enrôleurs de fin de soirée, et autres agences technocratiques obnubilées par la mesure d’une conséquence et incapables d’en comprendre la cause, abîmer une si belle aventure qu’est l’entreprenariat  !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’APCE est morte ! Vive la Libre Entreprise !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;&lt;br/&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Le licenciement est l’ancre de misericorde de l’entrepreneur et les delais de paiement de dangereux recifs !</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/9/7_Le_licenciement_est_lancre_de_misericorde_de_lentrepreneur_et_les_delais_de_paiement_de_dangereux_recifs_%21.html</link>
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      <pubDate>Fri, 7 Sep 2007 21:43:26 +0200</pubDate>
      <description>Sous le choc, je vais vite me replonger, avec plaisir, dans les oeuvres des philosophes pour réviser fatalisme, causalité et déterminisme. En effet, Madame Parisot, Présidente du &lt;a href=&quot;http://www.medef.fr/&quot;&gt;MEDEF&lt;/a&gt;, a déclaré dans le journal Le Monde “On embauchera plus s’il est moins compliqué de licencier” - c’est beau comme un communiqué du Politburo sous Brejnev. Comme disaient les Shadocks, “Il vaut mieux utiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes”, vas-y pompe, on ne sait jamais. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chère Madame Parisot, un entrepreneur ne se donne pas un mal de chien pour trouver un bon collaborateur, le convaincre de rejoindre le projet, le recruter, le former, investir en connaissance et expertise pour le simple, lâche et vil plaisir de licencier par une soudaine pulsion machiavélique ?! Un remake du Diner de Con ou une nouvelle forme de sadisme ?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Il est essentiel de comprendre qu’une décision de licenciement est autant une situation d’échec pour l’entrepreneur que pour le collaborateur. En effet, pour l’entrepreneur cela peut être soit d‘admettre une erreur de recrutement, d’accepter qu’il a échoué à faire croître le chiffre d’affaires, qu’il n’a pas su former ou motiver le collaborateur, qu’il a été trop optimiste et pas assez réaliste, etc.  C’est une énorme remise en question, d’autant plus difficile en raison des impacts sur la vie d’autrui.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Selon mes profs de Stanford, et confirmé par mon expérience, le job #1 d’un entrepreneur c’est de recruter et surtout de bien recruter. Un ami, Venture Capitalist de son état dans la désuète province de Californie, me disait qu’il préfère investir dans une excellente équipe avec un projet médiocre que dans une équipe médiocre avec un excellent projet. Posez le verre de Saint Véran - blanc de préférence - et réfléchissez-y 5 minutes... Un vieux manager d’Hewlett-Packard, m’a enseigné une règle de la propagation de la médiocrité dans une organisation par un mauvais recrutement : une personne de niveau A (l’excellence) recrute des personnes de niveau A - on maintient l’excellence -, tandis qu’une personne de niveau B recrute des niveaux C, et les C des D ... et zou ...vous voilà avec une armée de Z - lettre qui ressemble étrangement à un bras cassé!  Entrepreneur, si vous avez peur de recruter des gens plus intelligents et compétents que vous, tant dans les domaines que vous maîtrisez que ceux que vous ne maîtrisez pas, vous êtes sans doute beaucoup moins performant que ce que vous pensez... Et vous ne pourrez pas aller jouer au golf pendant que cette excellente équipe - qu’avec talent vous auriez pu mettre en place - ferait croître l’entreprise à un rythme effréné!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;J’ajouterai que l’entrepreneur doit recruter les talents qu’il n’a pas, cela peut vouloir dire un PDG – son chef - comme un Directeur Commercial...Il faudra bien en finir un jour avec le dogmatisme de l’hyper formation et de la transmutation du professeur Nimbus en Bill Gates. A chacun sa compétence, sa valeur ajoutée et ses capacités. Ce n’est pas en dépensant des centaines de milliers d’euros d’argent public dans des formations qui colportent le mythe de “vous étiez chercheur et bien demain vous serez expert en montage financier, cycle de vente, relation client, marketing, etc” que ce pays y arrivera. Il faut au contraire expliquer aux porteurs de projet comment monter l’équipe et accepter le concept &lt;a href=&quot;http://www.dictionnaire-juridique.com/definition/affectio-societatis.php&quot;&gt;d’affectio societatis&lt;/a&gt; - ah ben oui vous ne serez pas forcément le PDG, et il faudra donner des parts...&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Bref, recruter est tellement difficile et important que, pour un entrepreneur, licencier ne peut-être que le fruit d’une situation exceptionnelle et difficile. Maintenant pour certains des centaines de milliers de patrons des Fortunes Companies de ce monde c’est sans doute un acte de gestion courante, c’est triste - ce ne sont pas des entrepreneurs.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Du licenciement j’en ai une expérience de terrain. J’ai été moi-même licencié économique ; j’ai assisté à des licenciements aux Etats-Unis et ailleurs et j’ai dû licencier des collaborateurs. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour résumé, en France, licencier c’est relativement simple, il y a une procédure, on la suit. Si l’entreprise a du cash et est profitable c’est d’autant plus facile... une armée de gentils avocats et de cabinets spécialisés dans la communication, le redéploiement, l’outplacement &amp;amp; autres bonnes oeuvres sociales se feront un plaisir de régler tout cela. Les licenciements nourrissent tout un secteur d’activité, ne l’oublions pas! Pour nos amis du MEDEF et les grandes entreprises à travers le monde c’est un véritable problème de riche. Par contre parmi les bonnes âmes qui dépensent de l’argent public de plaquette en petit-déjeuner sur l’entreprenariat il n’y en a pas une pour démystifier le licenciement!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Si l’on fait abstraction de l’importance du recrutement, de la situation d’échec, un problème du licenciement pour l’entrepreneur est que cela coûte du cash et donc requiert de la trésorerie. Hors quand, la mort dans l’âme, l’entrepreneur est acculé à décider entre le naufrage du navire ou le sacrifice de certains, il se retrouve pris au piège, car, justement la situation vient souvent d’une rupture de trésorerie, parfois soudaine. Par exemple, un paiement à 120 jours au lieu de 30 jours par un groupe du CAC-40 car la personne des achats est partie 5 semaines en vacances et “je ne touche pas au dossier de mon collègue” - véridique. Je parlerai plus tard des affactureurs, oseo et autres financiers... Au final, l’impossibilité de réduire soudainement la voilure en terme de masse salariale sans trucider sa trésorerie flageolante par la même occasion, laisse parfois aucune autre alternative à l’entrepreneur que de déposer et du coup de licencier tous les collaborateurs.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le système ASSEDIC prévoit - avec raison - la prise en charge des salaires et indemnités en cas de dépôt de bilan, mais comme l’on voit il faut surtout mettre en oeuvre un système de préservation des emplois pour permettre de passer les caps difficiles et sortir du tout ou rien.&lt;br/&gt;La proposition est double. D’une part, les ASSEDIC doivent pouvoir intervenir - dans des conditions spécifiques de cessation de paiement par exemple - en cas de licenciement économique pour permettre une continuation d’activité par une prise en charge du licenciement, et ainsi préserver un peu de trésorerie pour la poursuite de l’activité. Cette intervention pouvant être simplement l’inscription d’une dette avec échéancier pour l’entreprise mais assurant le paiement immédiat de la prime à la personne licenciée. D’autre part, pour supporter ces coûts le financement des ASSEDIC doit être amélioré en créant une taxe de 3% sur les montants payés hors délai à des PME par des non-PME. Ces montants devant faire l’objet d’une déclaration dans le cadre de l’Impôt sur les Sociétés (IS).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La déclaration des montants payés au-delà des échéances sera un véritable indicateur économique fondamental de la fluidité de l’économie et du respect des engagements. Les grands groupes qui par leur technocratie interne acculent certains fournisseurs à la cessation seront mis à juste contribution. Et si l’on peut permettre à des entrepreneurs et leurs équipes de passer le cap et pouvoir de nouveau recruter une fois la croissance du chiffre d’affaires et des encaissements revenue, tout le monde s’y retrouve.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Donc, Madame Parisot, on embauchera plus s’il est moins compliqué d’obtenir le paiement des factures à l’heure des non-PME, donc notamment de vos adhérents. Quant au processus de licenciement, franchement, la France a d’autres enjeux de croissance par la création de valeurs sur lesquels votre intelligence ferait bien se reporter.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Pour parler de salaire et eviter toute incomprehension, il faudrait deja choisir un : le net, le brut ou le charge ?</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/8/16_Pour_parler_de_salaire_et_eviter_toute_incomprehension,_il_faudrait_deja_choisir_un___le_net,_le_brut_ou_le_charge.html</link>
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      <pubDate>Thu, 16 Aug 2007 08:04:16 +0200</pubDate>
      <description>La France, dans ses prouesses technocratiques, a réussi à créer trois notions de salaire pour un même individu, chaque ‘salaire’ représentant le point de vue d’une des parties prenantes... Et après étonnez-vous que les négociations salariales soient des lieux de mécompréhension. Le salarié regarde le salaire net, le syndicat et l’administration fiscale le salaire brut et le patron le salaire chargé - ce dernier n’étant pas sur la fiche de salaire aucun des deux premiers ne le connaît! Un peu plus de détail sur Wikipédia et la définition de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Salaire&quot;&gt;Salaire&lt;/a&gt;.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le premier effet malsain est que le salarié n’a strictement aucune idée de ce qu’il coûte à son entreprise. Au contraire pour la grande majorité, le montant du salaire brut est assimilé au coût total pour l’entreprise. Comment peut-on parler de dialogue social si sur un élément aussi fondamental on a volontairement instauré la dyslexie sociale.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Deuxième effet malsain. Toute personne ayant relu les premiers Business Plan de nouveaux entrepreneurs aura eu l’occasion de tomber sur la simulation excel ou seul le salaire brut existe... approche intuitive que l’on ne saurait blâmer mais compte d’exploitation totalement faux. La création d’entreprise est souvent le lieu de la découverte du salaire chargé... Eh non, il ne suffit pas de réaliser un chiffre d’affaires correspondant à votre ancien salaire brut pour vous en sortir. Zut!&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Pour que le citoyen puisse s’en sortir, et aussi arrêter les escroqueries plus ou moins inconscientes au salaire des femmes de ménage et autres nounous, il a fallu créer le &lt;a href=&quot;http://www.cesu.urssaf.fr/cesweb/home.jsp&quot;&gt;chéque emploi service / universel&lt;/a&gt; pour rendre toute sa simplicité à la notion de fournir du travail contre une rémunération! Franchement lorsqu’un système atteint ce stade, ou un simple citoyen - ce qui exclut l’ENAcratie - ne peut même plus comprendre son fonctionnement, il est grand temps de le remettre à plat. Admirons - un instant seulement - cette mécanique technocratique subtile, d’un côté une première section s'ingénie à construire et complexifié un système le plus abscons possible et de l’autre une deuxième section s’occupe à imprimer des formulaires simplifiés. Et &lt;a href=&quot;http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&amp;from=fulltext&amp;full=shadoks&amp;num_notice=1&amp;total_notices=186&quot;&gt;Les Shadoks&lt;/a&gt; dans tout ça?&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;La proposition est donc simple, transformons le salaire chargé en salaire brut en y intégrant toutes les charges patronales, autrement dit donnons aux salariés et aux entrepreneurs un langage commun et une motivation commune pour la réduction des charges! Tout entrepreneur et salarié, indépendamment de son niveau de connaissance et d’éducation, doit pouvoir simplement – avec une feuille et un crayon, sans excel ou une calculatrice - calculer un salaire chargé depuis le net et vice-versa. Ainsi les diminutions des charges se traduiront par une augmentation du salaire net! Certes si la CGT et le MEDEF ont un objectif commun ... il faudra vite inventer un nouvel outil de mécompréhension! A défaut, l’on ira donc, de nouveau, se délecter des &lt;a href=&quot;http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions_ete/caen/fiche.php?diffusion_id=51966&quot;&gt;podcasts&lt;/a&gt; des sublimes analyses de &lt;a href=&quot;http://perso.orange.fr/michel.onfray/5annee6fev07.htm&quot;&gt;Michel Onfray sur Robert Owen&lt;/a&gt;. Et l’Etat devra finalement procéder à une vraie gestion des comptes des organismes sociaux et ne plus simplement s’amuser des cotisations patronales, et jouer avec malice de cette dyslexie du salaire.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Une utopie, la création d’une taxe unique sur le travail (TUT ?) pour une fiche de paye simplifiée (Brut, Taxe Unique sur le Travail, Net). L’Etat, les Députés et Sénateurs et partenaires sociaux définissant le taux et la répartition de cette taxe entre les organismes. Pour l’entrepreneur, une seule collecte de taxe à régler, un seul organisme, simplification des calculs. Pour le salarié, une fiche de salaire ‘compréhensible’ sans un avocat spécialiste du droit du travail, une vision du coût pour son entreprise, une profonde envie que l’état réduise les charges pour une augmentation de son salaire net. Pour l’Etat et les organismes sociaux une plus grande souplesse et liberté dans l’attribution de l’argent collecté.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et puis, soyons fous, ambitieux !! Nos petits-enfants négocieront l’harmonisation fiscale en Europe…&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Ca peut chémar !&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;</description>
    </item>
    <item>
      <title>Le Defi Americain, Jean-Jacques Servan Schreiber. C’etait ecrit?</title>
      <link>http://www.capeutchemar.fr/ca_peut_chemar/ca_peut_chemar/Entries/2007/8/2_Le_Defi_Americain,_Jean-Jacques_Servan_Schreiber._Cetait_ecrit.html</link>
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      <pubDate>Thu, 2 Aug 2007 07:59:02 +0200</pubDate>
      <description>Un &lt;a href=&quot;http://www.apple.com/&quot;&gt;livre&lt;/a&gt; visionnaire et de référence  de &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Jacques_Servan-Schreiber&quot;&gt;JJSS&lt;/a&gt; à lire et relire avec plus de quarante ans d’histoire pour contempler l’ampleur de l’échec par ineptie politique et économique... Extraits.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“La technologies de l’ordinateur, et des “systèmes d’information” qui en découlent, sera le facteur dominant de l’environnement de 1980. Actuellement nous en découvrons presque chaque jour de nouvelles dimensions, de nouvelles potentialités.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;L’imagination, l’inspiration, l’intuition, la création d’idées, qui sont le propre de l’esprit, auront désormais comme partenaires la mémoire et la capacité de calculs qui sont le propre de l’ordinateur. Cette nouvelle association créera une dimension intellectuelle inconnue qui forgera un univers différent.“&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;III - L’Europe sans stratégie&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chapitre 11, L’état de l’union&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Le défi américain n’est pas essentiellement d’ordre industriel ou fiancier. Il met en cause, avant tout, notre fécondité intellectuelle, notre aptitude à transformer les idées en réalités.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Le détenteur du monopole [de la technique, de la science, de la puissance moderne] ferait inévitablement de l’impérialisme une sorte de devoir, son propre succès indiquant le sens unique et obligatoire où le reste du monde serait tenu de s’engager derrière lui.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“En 1967, on peut établir un bilan : l’Europe a créé un marché, elle n’a pas créé une puissance.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Les inspirateurs du Traité de Rome, et ses négotiateurs, avaient vu juste en prévoyant qu’avant l’ouverture complète du Marché, et la suppression des barrières douanières, il serait  nécessaire que certaines décisions essentielles, notamment en matière de politique économique commune, puissent être prises non plus à l’unanimité, mais à la majorité. C’est cette règle qui a été, en fait, écartée, à la demande de la France, à la suite de la crise de juin 1965 ; ce qui amollit la construction européenne et en limite les ambitions.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Beaucoup est suspendu à la création du statut de la ‘société commerciale européenne’ sur lequel les propositions de la Commission Européenne sont restées sans réponse.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Dans une économie mouvant, caractérisée par la rapidité du progrès technique et l’acuité de la concurrence, la valeur d’une entreprise, sa capacité de riposte, dépendent moins de ses usines et de ses machines que des éléments immatériels tels que son bilan, sa créativité, son organisation commerciale.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Ces entreprises [françaises] ont une structure financière trop faible pour réaliser sur leurs fonds propre, les investissements qui seraient nécessaires à une croissance comparable à celle de leurs concurrents américains.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“En dehors de toute considéraion idéologique, il n’existe désormais d’autre solution à nos problèmes industriels qu’une certaine organisation de type fédéral.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chapitre 12, L’effort du Concorde&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Le rival américain du Concorde, le &lt;a href=&quot;http://en.wikipedia.org/wiki/Boeing_2707&quot;&gt;Boeing 2707&lt;/a&gt;, ne serat prêt, en principe que 2 à 3 ans plus tard, sans doute en 1974.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Le Boeing 2707 a donc une supériorité technique évidente.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Les techniciens de Sud-Aviation expliquent, et c’est vrai : ‘Si les Etats-Unis ont pris une telle avance, c’est qu’au lendemain de la guerre, ils disposaient d’un surcroît de moyens qui leur permettait de prendre des risques dans différentes directions.’ En effet. Avec peu de moyens on peut seulement parer aux besoins à court terme alors que seules les options lointaines assurent les profits futurs. L’étroitesse des moyens disponibles, et l’incapacité structurelle de prendre de grands risques contraignent à hypothéquer l’avenir.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chapitre 13, L’aventure de l’Espace&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“La somme de tous les budgets spatiaux des pays d’Europe occidentale, qu’il s’agisse des budgets nationaux ou des contributions aux organisations communes actuelles, atteint moins du trentième du budget de la NASA.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Hormis certaines expériences scientifiques aucune réalisation spatiale importante n’est à l’échelle d’une seule nation européenne.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Ce fut presque par accident que les choses commencèrent en 1961. Sur une initiative britannique. Initiative d’ailleurs fort peu visionnaire, puisqu’il s’agissait essentiellement de trouver un débouché commercial pour une fusée militaire anglaise qui n’était plus utilisable à des fins stratégiques, la ‘Blue Streak’.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“En avril 1962, sept pays signèrent une convention instituant l’Organisation Européenne pour la mise au point et la construction de lanceurs d’engins spatiaux : l’ELDO.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Si la fusée &lt;a href=&quot;http://www.esa.int/esaCP/Pr_27_2005_p_FR.html&quot;&gt;ELDO-ASP&lt;/a&gt; voit le jour en 1971, elle permettra de satelliser 150 kilos sur orbite géostationnaire. Alors que les Etats-Unis disposent aujourd’hui, en 1967, d’une demi-douzaine de lanceurs opérationnels qui satellisent  sur orbite géostationnaire des charges de 2 tonnes.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Là comme ailleurs, plus qu’ailleurs, car l’industrie de l’espace en commande beaucoup d’autres, le jeu des puissances s’abat dans toute sa rigueur. Ni l’Amérique ni la Russie n’ont intérêt à ce que l’Europe devienne une véritable puissance spatiale.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chapitre 14, La bataille du Calcul&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Dans la guerre industrielle, la bataille centrale est celle des calculateurs électroniques, dits ordinateurs. C’est aussi la plus compromise. Mais elle n’est pas perdue.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“L’ordinateur, arme de l’avenir, est né en Europe. Et sa conquête est moins un problème financier qu’un problème de concentration de ressources intellectuelles, d’organisation et d’imagination. C’est aux ordinateurs qu’on verra si l’Europe est encore vivante.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Les Américains qui, dans d’autres domaines ont fait preuve d’une bonne science de l’avenir, ont mis beaucoup de temps à déceler le rôle que jouerait l’ordinateur dans le développement industriel.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Les Américains sont partis tard, il se sont trompès dans leurs prévisions, ils ont été pris de vitesse.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“La troisième génération [d’ordinateur Américain] vient de commencer avec un gigantesque pari de la firme industrielle I.B.M. : il est fondé sur les circuits intégrés qui représentent une merveille d’ingéniosité technique.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Les experts de l’OCDE estiment qu’une industrie fabriquant des circuits-intégrés ne peut rembourser son effort de recherche et devenir rentable que si elle vend, chaque année, environ un million de composant.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Pour y parvenir [série 360 à base de circuits-intégrés], I.B.M. a investi 5 milliars de dollars sur quatre ans. Ordre de grandeur : c’est l’investissement total annuel des Etats-Unis, gouvernement fédéral compris, pour la conquête de l’espace.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“A côté de cette bataille de la fabrication qui exige d’urgence une concentration des moyens européens sous commandement unique, se livre une autre lutte, plus sophistiquée, qui est celle de l’appareillage intellectuel permettant d’aménager l’utilisation des ordinateurs et d’améliorer leurs performances. C’est ce qu’on appelle le ‘software’.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“‘Le développement de l’Informatique est fondamentalement affaire de software, c’est-à-dire d’intelligence, car il s’agit de créations purement cérébrales qui projettent dans l’ordinateur l’ingéniosité et l’intelligence de l’homme’ écrit M. Robert Lattès.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“A partir du moment où l’ordinateur n’est plus seulement un organe de calcul mais devient un organe de gestion et d’information, tout dépend plus encore que de la perfection technnique de la machine, de l’intelligence de la programmation.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“L’avenir des ordinateurs appartient aux maîtres du software, c’est-à-dire aux meilleurs cerveaux, plus qu’aux maîtres du hardware, c’est à dire aux techniciens industriels.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“’Le véritable règne des ordinateurs ne fait que commencer. Comme instrument d’analyse, de gestion, et de décision, c’est à partir de 1970 que les ordinateurs domineront l’industrie.’, M. John Diebold.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“En France, le gouvernement, en 1966, sur la base des rapports qui lui ont été présentés, en particulier par le ‘groupe de travail sur la recherche industrielle’ créé en 1965, a mis en priorirté le développement d’une industrie nationale sous la forme d’un ‘plan-calcul’ où seront regroupées et coordonnées les trois plus grandes entreprises française d’électronique.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Ni le efforts français, ni les efforts allemands, excellents sur le plan psychologique, et comme mesures provisoires, n’ont la moindre chance d’aboutir à la compétitivité internationale. D’ailleurs, leur promoteurs le savent.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Au Japon l’effort a été plus rapide et plus puissant. D’autre part, l’Etat Japonais exige de contrôler toutes les entrées d’ordinateurs afin de maintenir une proportion de 50% d’ordinateurs nationaux. Et le Japon a commencé par développer, en toute priorité, une industrie des composants électroniques qui le place immédiatement derrière les Etats-Unis pour les circuits-intégrés.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“L’état d’incohérence, de myopie, dans lequel se trouvent encore aujourd’hui les tentatives nationales en Europe, condamnés d’avance, n’a guère d’excuse. Il est non seulement possible de réussir, mais indispensable. Aucun secteur industriel ne pourra plus jamais être indépendant si l’on ne commence pas par les ordinateurs. S’il y a une bataille de l’avenir, c’est la bataille du Calcul.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Chapitre 15, La tentative française&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Les techniciens qui ont procédés à cette analyse posent d’abord le problème : ‘Dans un milieu international dominé par l’économie des Etats-Unis, les progrès de notre industrie dépendent avant tout de notre capacité d’invention, d’innovation, et d’amélioration technologique.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Première constatation : A l’abri derrière des barrières douanières, la France a continué à tout produire, à chercher à exporter dans tous les secteurs, à partir d’unités industrielles d’une taille le plus souvent insuffisante et selon des méthodes le plus souvent dépassées.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Deuxième constatation : de nos jours la possession de matières premières est devenue pour un pays, un facteur économique de second ordre.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Troisième constatation : l’effort qu’il s’agit d’entreprendre pour hausser la France au niveau d’un pays industriel moderne n’est par hors de portée ; mais il met en cause des structures traditionnelles fortement durcies par les habitudes et par les avantages acquis.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“La France, bien qu’elle ait, dans les dernières années, accompli un effort de crédits important ne cesse de s’éloigner, en matière de développement industriel avancé, du seuil minimal.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“La dynamique qui devait entraîner les Six au-delà du simple Marché Commun ayant cessé de jouer, les institutions de Bruxelles ont commencé à dépérir. Elles ne peuvent vivre qu’à la condition de se dépasser et de conduire les associès jusqu’à une politique unifiée de la science et de l’industrie.”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;“Ainsi la France et , avec elle, les autres pays de l’Europe Occidentale, se trouvent engagés simultanément dans trois directions dans lesquelles ils ne progressent pas. La voie nationale, qui n’est plus carrossable ; la voie indistincte de la coopération, qui ne mène nulle part ; la voie communautaire, qui a été bloquée. Par ou passer ?”&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;(c) Jean-Jacques Servan-Schreiber (JJ SS), 1967, “Le Défi Américain”, éditions Denoël.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Un commentaire? Une réaction? Ecrivez  à &lt;a href=&quot;mailto:feedback@capeutchemar.fr?subject=feedback/&quot;&gt;feedback@capeutchemar.fr&lt;/a&gt;&lt;br/&gt; </description>
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